Connectez-vous S'inscrire

Insuffler un esprit start-up dans son entreprise. 27.10.2012

JDN. 27.10.2012
Auteur: Fabien Renou

Rouillées, fatiguées, poussiéreuses... D'honorables sociétés sont minées de l'intérieur par un fonctionnement sclérosé. Une rigidité renforcée par le poids des années, qui transforme la confortable routine en assoupissement délétère. A l'inverse, de jeunes entreprises, souvent issues du secteur technologique, font preuve d'une souplesse, d'une réactivité et d'une émulation qui leur permettent de bousculer l'ordre économique établi.

Comment s'inspirer de l'esprit de ces start-up pour redynamiser les entreprises plus traditionnelles ? Organisation, ambiance, recrutement... le JDN a listé 10 bonnes idées à importer de ces jeunes pousses.



Insuffler un esprit start-up dans son entreprise. 27.10.2012
Article complet
Extraits.


  • Hiérarchie : écraser l'organigramme. ... Si chambouler la structure d'une entreprise constitue un chantier de longue haleine, encourager la communication reste jouable. Les responsables de start-up se montrent accessibles à un grand nombre de salariés. Sans court-circuiter le management intermédiaire, rapprocher le top management avec la base offre de la réactivité.

  • Ambiance : s'amuser entre collègues. ... Dans ces entreprises où l'on ambitionne de prendre du plaisir au travail, les espaces de jeu se sont imposés à côté des bureaux. Ces activités ludiques permettent de se côtoyer dans la bonne humeur et sans parler boulot. Idéal pour détendre l'atmosphère....

  • Organisation : casser les cloisons. ... Si une certaine spécialisation demeure incontournable (tout le monde ne peut pas faire de la comptabilité), les start-up encouragent bien souvent leurs collaborateurs à déborder de leurs champs. ... promouvoir la transparence des décisions, le dialogue entre les services et la mobilité interne limite le risque de fonctionnement en vase clos.

  • Recrutement : privilégier la cooptation. ... la cooptation se base sur la recommandation d'un collaborateur envers un candidat. Une méthode qui autorise des recrutements atypiques et qui implique les équipes actuelles dans la constitution de celles de demain. Les entreprises plus installées feraient bien de s'inspirer de ces méthodes pour rafraîchir un peu la composition de leurs effectifs et éviter la sélection de clones.

  • Confort : offrir des services. Les start-up exigent souvent de leurs collaborateurs une forte implication dans leur job. Mais, dès qu'elles le peuvent, elles n'hésitent pas à leur fournir tout un tas de services annexes qui feraient pâlir d'envie certaines multinationales. Salles de sieste, terrains de sport, espace de collation gratuite... Autant d'attentions qu'apprécient les salariés qui passent de longues heures au bureau. Si certaines honorables entreprises se mettent à proposer ce type de privilèges à leurs équipes, c'est bien qu'elles ont compris que ces à-côtés participaient à leur fidélisation. Et encourageaient, en parallèle, une vie interne en-dehors des salles de réunion.

  • Innovation : introduire la culture du risque. Les start-up présentent la qualité de bousculer leur marché à travers des produits et services jamais-vus auparavant. Mais innover, cela ne se décrète pas d'un claquement de doigts. En plus d'une bonne idée de base, les start-up cultivent un certain goût pour le risque. Car, pour débusquer "la" bonne idée, il faut en tenter des dizaines d'autres. ...

  • Process : mettre à bas la bureaucratie. ... la moindre décision passe par une chaîne de validation sans fin qui étouffe la créativité et freine les réalisations. Dans la seconde, la concrétisation d'une bonne idée peut prendre quelques jours, parce que tout se décide rapidement. Si les grandes entreprises souhaitent retrouver un peu de cette agilité qui caractérise les jeunes pousses, elles doivent accepter de lâcher prise et de simplifier les circuits de décision. Cela peut passer par une autonomie renforcée du management intermédiaire et un toilettage systématique des règles internes pour éviter l'inflation procédurale.

  • Mode de vie : s'affranchir des conventions. ... Attention : toutes les entreprises n'ont pas vocation à arborer une décontraction de façade. Personne n'ira jamais travailler chez Goldman Sachs en sweat à capuche. Mais instiller un peu de simplicité dans les relations internes peut constituer un objectif largement partagé.

  • Rémunération : intéresser les salariés aux résultats. ... Sans aller jusqu'aux stock-options, l'actionnariat salarié pour les entreprises cotées ou, plus simplement, l'intéressement ou la participation aux bénéfices permet d'impliquer les salariés sur le moyen terme. Et fait bénéficier aux collaborateurs des bonnes performances de l'entreprise.

  • Deadlines : accélérer les processus. La réactivité des start-up leur permet de répondre très vite aux nouveaux besoins, de rebondir sans attendre sur les tendances émergentes. C'est une qualité que bon nombre d'entreprises pourrait acquérir pour faire la différence sur leur marché. Pour cela, il faudrait que les prises de décision soient extrêmement rapides. Et donc que la hiérarchie adopte la discipline de répondre promptement à la moindre demande. Les délais peuvent aussi être volontairement serrés, afin d'éviter l'enlisement des projets et limiter les valses hésitations. Evidemment, cela n'exclut ni la lucidité (les délais intenables sont contreproductifs) ni la préparation (un projet mal ficelé, même express, reste mauvais).


Samedi 27 Octobre 2012
Raphaël Dougoud
Lu 1060 fois


Nouveau commentaire :

Communication | Finance | Formation futur'is | Gestion de projets | Gestion financière de projets | Gestion humaine de projets | Gouvernance | Juridique | Management | Marketing | Personnel | Stratégique - amont | Stratégique