Economie réelle
Source : Le Monde. 18.02.2010
Des pleines pages de publicité dans les grands journaux japonais pour s'excuser pour les rappels massifs de véhicules, l'annonce, mercredi 17 février, de la promesse d'équiper ses véhicules d'un nouveau dispositif de gestion du freinage... Le numéro un mondial de l'industrie automobile tente à tout prix de rassurer ses clients. Les problèmes de tapis de sol, de pédale d'accélération, de freinage auraient provoqué aux Etats-Unis plusieurs accidents, dont certains mortels. Depuis, les plaintes se multiplient. Mais comment Toyota est-il passé, en l'espace d'un mois, du constructeur le plus respecté de la planète à une situation qui s'apparente de plus en plus à un accident industriel d'une ampleur inédite ?
Toyota aurait-il grandi trop vite ? En réalité, le constructeur automobile a grandi de façon relativement régulière depuis les années 1950. Mais ce qui est nouveau, c'est qu'il a connu une très forte croissance en dehors de sa base nationale. Les Etats-Unis sont son premier marché. Entre 2000 et 2007, ses ventes totales de véhicules sont passées de 5,8 millions à 9,4 millions d'unités. Le constructeur est ainsi passé de 58 usines en 2000 à 75 en 2009. Or croissance rapide n'est pas forcément compatible avec respect de la qualité.
Connaissait-il les problèmes ? Bien que les rappels semblent soudains (4,2 millions en novembre 2009, 2,3 millions en janvier et au total près de 9 millions), les défaillances semblent s'être accumulées depuis plusieurs années. En 1999, des problèmes de freinage sont signalés sur la Prius. Selon un rapport du Massachusetts-based Safety Research and Strategies, des automobilistes s'étaient déjà plaints d'accélération inopinée de leur véhicule dès 2002. Des plaintes sur des modèles avaient été lancées aux Etats-Unis. Enfin, entre 2005 et 2007, Toyota avait procédé à des rappels de véhicules. " Plusieurs signaux auraient dû conduire Toyota à intervenir plus tôt ", souligne Tommaso Pardi, du Gerpisa (Groupe d'études et de recherche permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile).
La sous-traitance en question. Les problèmes d'accélérateurs aux Etats-Unis ont posé la question du recours à des équipementiers non-japonais. Le groupe américain CTS, le fabricant des accélérateurs incriminé, est soupçonné d'un manque de respect de la " méthode Toyota ". " Pour Toyota, la sous-traitance en dehors du Japon est un problème ", souligne M. Pardi. Au Japon, il a un contrôle total sur eux. Ce n'est pas le cas dans le reste du monde. Certains équipementiers ont du mal à respecter à la lettre les méthodes industrielles de Toyota. Cela dit, dans le cas de CTS, l'argument peine à convaincre. A plusieurs reprises, il a été récompensé par Toyota pour la qualité de ses produits.
Une organisation trop collégiale. L'une des critiques les plus vives adressées au constructeur depuis le début de la crise est la lenteur de sa réaction. Ce problème de communication illustre la pesanteur et le manque de leadership de l'entreprise, où les grandes décisions sont prises de manière collégiale - il faut un consensus total - et où le puissant département production freinerait les désirs de réforme de la direction.
Lâché par le gouvernement. Le rappel de 220 000 Prius au Japon a certainement plus nui à l'image de Toyota dans l'archipel que celui de millions de véhicules aux Etats-Unis. En témoignent les réactions du ministre des transports, Seiji Maehara, qui a fustigé, le 9 février, un " manque d'appréhension des attentes des clients " et sa " lenteur de réaction ". Ou celle du ministre des affaires étrangères, Katsuya Okada : " C'est un problème pour l'ensemble de l'industrie automobile japonaise et pour la confiance envers les produits japonais. "
Toyota aurait-il grandi trop vite ? En réalité, le constructeur automobile a grandi de façon relativement régulière depuis les années 1950. Mais ce qui est nouveau, c'est qu'il a connu une très forte croissance en dehors de sa base nationale. Les Etats-Unis sont son premier marché. Entre 2000 et 2007, ses ventes totales de véhicules sont passées de 5,8 millions à 9,4 millions d'unités. Le constructeur est ainsi passé de 58 usines en 2000 à 75 en 2009. Or croissance rapide n'est pas forcément compatible avec respect de la qualité.
Connaissait-il les problèmes ? Bien que les rappels semblent soudains (4,2 millions en novembre 2009, 2,3 millions en janvier et au total près de 9 millions), les défaillances semblent s'être accumulées depuis plusieurs années. En 1999, des problèmes de freinage sont signalés sur la Prius. Selon un rapport du Massachusetts-based Safety Research and Strategies, des automobilistes s'étaient déjà plaints d'accélération inopinée de leur véhicule dès 2002. Des plaintes sur des modèles avaient été lancées aux Etats-Unis. Enfin, entre 2005 et 2007, Toyota avait procédé à des rappels de véhicules. " Plusieurs signaux auraient dû conduire Toyota à intervenir plus tôt ", souligne Tommaso Pardi, du Gerpisa (Groupe d'études et de recherche permanent sur l'industrie et les salariés de l'automobile).
La sous-traitance en question. Les problèmes d'accélérateurs aux Etats-Unis ont posé la question du recours à des équipementiers non-japonais. Le groupe américain CTS, le fabricant des accélérateurs incriminé, est soupçonné d'un manque de respect de la " méthode Toyota ". " Pour Toyota, la sous-traitance en dehors du Japon est un problème ", souligne M. Pardi. Au Japon, il a un contrôle total sur eux. Ce n'est pas le cas dans le reste du monde. Certains équipementiers ont du mal à respecter à la lettre les méthodes industrielles de Toyota. Cela dit, dans le cas de CTS, l'argument peine à convaincre. A plusieurs reprises, il a été récompensé par Toyota pour la qualité de ses produits.
Une organisation trop collégiale. L'une des critiques les plus vives adressées au constructeur depuis le début de la crise est la lenteur de sa réaction. Ce problème de communication illustre la pesanteur et le manque de leadership de l'entreprise, où les grandes décisions sont prises de manière collégiale - il faut un consensus total - et où le puissant département production freinerait les désirs de réforme de la direction.
Lâché par le gouvernement. Le rappel de 220 000 Prius au Japon a certainement plus nui à l'image de Toyota dans l'archipel que celui de millions de véhicules aux Etats-Unis. En témoignent les réactions du ministre des transports, Seiji Maehara, qui a fustigé, le 9 février, un " manque d'appréhension des attentes des clients " et sa " lenteur de réaction ". Ou celle du ministre des affaires étrangères, Katsuya Okada : " C'est un problème pour l'ensemble de l'industrie automobile japonaise et pour la confiance envers les produits japonais. "
Economie réelle
Source : Cash. 01.02.2010
A force de brader leurs prix, les hard-discounters s’usent les dents. En Allemagne, le marché est saturé.
La margarine était à 0.77 euro (1.13 fr.) ce week-end chez Lidl, qui annonçait des baisses jusqu’à 40% pour certains produits. Aldi a répliqué en promettant de nouvelles diminutions pour les eaux minérales et le beurre.
Cette frénésie, selon l’institut d’étude de marché GfK à Nüremberg, ne pourra pas durer. Lidl a vu, l’an passé, sa part au chiffre d’affaires du marché alimentaire stagner à 9,8%, avec une modeste croissance de 0,1%. Et le roi du discount Aldi ne va guère mieux: ses parts de marché ont passé de 19 à 18,4% en 2009 et son chiffre d’affaires s’est contracté de 4%.
Les spécialistes expliquent ce revers par la saturation du public face aux actions spéciales: les ménages sont suréquipés en casseroles et autres ustensiles bradés. La crise n’a pas aidé non plus. Les plus modestes se serrent la ceinture. Et la classe moyenne, lassée de l’offre réduite des hard-discounters, se tourne vers des commerces mieux garnis.
Saturation aussi du territoire, avec 15 000 discounters qui se partagent 42% des parts de marché. Le salut viendra de l’étranger, à condition de réussir, à l’Est, à séduire une population qui n’a pas encore deux voitures par ménage et est encore attachée aux commerces de proximité.
Cette frénésie, selon l’institut d’étude de marché GfK à Nüremberg, ne pourra pas durer. Lidl a vu, l’an passé, sa part au chiffre d’affaires du marché alimentaire stagner à 9,8%, avec une modeste croissance de 0,1%. Et le roi du discount Aldi ne va guère mieux: ses parts de marché ont passé de 19 à 18,4% en 2009 et son chiffre d’affaires s’est contracté de 4%.
Les spécialistes expliquent ce revers par la saturation du public face aux actions spéciales: les ménages sont suréquipés en casseroles et autres ustensiles bradés. La crise n’a pas aidé non plus. Les plus modestes se serrent la ceinture. Et la classe moyenne, lassée de l’offre réduite des hard-discounters, se tourne vers des commerces mieux garnis.
Saturation aussi du territoire, avec 15 000 discounters qui se partagent 42% des parts de marché. Le salut viendra de l’étranger, à condition de réussir, à l’Est, à séduire une population qui n’a pas encore deux voitures par ménage et est encore attachée aux commerces de proximité.
Economie réelle
Le Groupe E augmente son autoproduction et devient dès le 1er janvier 2010 l'actionnaire principal des Forces motrices de Conches SA (GKW). Elle majore sa participation de 15 à 45%.
Cette transaction s'inscrit dans la stratégie du Groupe E consistant à augmenter son autoproduction afin de réduire son exposition aux fluctuations du prix de l'énergie sur le marchés internationaux. Son autoproduction dépassera ainsi les 60%.
En un an, le Groupe E a fait passer de 30 à 60% le pourcentage d'autoproduction électricité. En triplant sa part dans les Forces motrices de Conches, il se libère un peu plus des fluctuations de prix. La centrale à charbon toujours à l'étude. «On va vers un futur qui n'est pas rose, on peut dire qu'on va vers une impasse». En recevant la presse hier, Philippe Virdis, directeur général, ne jouait pas les Cassandre. Il a surtout cherché à démontrer, face à la pénurie d'électricité annoncée, que le Groupe E, l'un des dix plus importants acteurs sur le marché suisse, s'engage fermement sur les quatre piliers de la politique énergétique nationale (efficience, énergies renouvelables, échanges avec l'étranger, nouvelles centrales).
Comme les prix de l'énergie achetée par le Groupe E pour compléter sa propre production fluctuent de manière importante, il est vital, pour maîtriser le prix de vente final aux 265 000 clients, de produire le plus possible dans ses propres installations ou celles acceptant des participations. En signant hier le contrat qui fait passer sa participation de 15 à 45% dans les Forces motrices de Conches, le Groupe E est devenu l'actionnaire principal du producteur haut-valaisan d'énergie hydraulique (300 GWh). Il accroît aussi de 3% sa part d'auto-production (+100 GWh). Les Gommerkraftwerke (GKW) sont basées à Ernen (VS). Cette société produit de l'énergie électrique à 100% d'origine hydraulique dans la partie inférieure de la vallée de Conches. La puissance totale de ses trois installations s'élève à 118MW. Les Forces motrices bernoises et Alpiq détiennent chacune 25%.
La centrale à cycle combiné de Cornaux (NE), qui relève du même souci, est non seulement présentée comme une installation au rendement record (70%) mais aussi, vu sa puissance de 400 MW, comme le bon moyen de porter, d'un seul coup, la part d'autoproduction du Groupe E à 90%. Pour Philippe Virdis, vu les oppositions au projet, il faudra sans doute un certain temps (4-5 ans) pour faire aboutir le projet.
Des tarifs inchangés
En 2010, les prix de l'énergie resteront inchangés. Pour le client du Groupe E, le kilowatt /heure coûte 21,49 ct. Le client de Viteos (NE) paiera lui 24,94 cts, celui de SIL (Lausanne) 28,31 ct. Le client d'EWZ (ZH) ne paiera que 12,83 ct., vu la part élevée d'autoproduction du fournisseur.
Ambitions dans le renouvelable
350 millions d'investissements, 10 GWh de plus par année, soit la consommation de 2'500 ménages. Ce sont les ambitions les vingt prochaines années dans l'éolien, le solaire, la biomasse, la minihydraulique. Le Groupe E est aussi leader pour les pompes à chaleur (plus de 8'000).
Cette transaction s'inscrit dans la stratégie du Groupe E consistant à augmenter son autoproduction afin de réduire son exposition aux fluctuations du prix de l'énergie sur le marchés internationaux. Son autoproduction dépassera ainsi les 60%.
En un an, le Groupe E a fait passer de 30 à 60% le pourcentage d'autoproduction électricité. En triplant sa part dans les Forces motrices de Conches, il se libère un peu plus des fluctuations de prix. La centrale à charbon toujours à l'étude. «On va vers un futur qui n'est pas rose, on peut dire qu'on va vers une impasse». En recevant la presse hier, Philippe Virdis, directeur général, ne jouait pas les Cassandre. Il a surtout cherché à démontrer, face à la pénurie d'électricité annoncée, que le Groupe E, l'un des dix plus importants acteurs sur le marché suisse, s'engage fermement sur les quatre piliers de la politique énergétique nationale (efficience, énergies renouvelables, échanges avec l'étranger, nouvelles centrales).
Comme les prix de l'énergie achetée par le Groupe E pour compléter sa propre production fluctuent de manière importante, il est vital, pour maîtriser le prix de vente final aux 265 000 clients, de produire le plus possible dans ses propres installations ou celles acceptant des participations. En signant hier le contrat qui fait passer sa participation de 15 à 45% dans les Forces motrices de Conches, le Groupe E est devenu l'actionnaire principal du producteur haut-valaisan d'énergie hydraulique (300 GWh). Il accroît aussi de 3% sa part d'auto-production (+100 GWh). Les Gommerkraftwerke (GKW) sont basées à Ernen (VS). Cette société produit de l'énergie électrique à 100% d'origine hydraulique dans la partie inférieure de la vallée de Conches. La puissance totale de ses trois installations s'élève à 118MW. Les Forces motrices bernoises et Alpiq détiennent chacune 25%.
La centrale à cycle combiné de Cornaux (NE), qui relève du même souci, est non seulement présentée comme une installation au rendement record (70%) mais aussi, vu sa puissance de 400 MW, comme le bon moyen de porter, d'un seul coup, la part d'autoproduction du Groupe E à 90%. Pour Philippe Virdis, vu les oppositions au projet, il faudra sans doute un certain temps (4-5 ans) pour faire aboutir le projet.
Des tarifs inchangés
En 2010, les prix de l'énergie resteront inchangés. Pour le client du Groupe E, le kilowatt /heure coûte 21,49 ct. Le client de Viteos (NE) paiera lui 24,94 cts, celui de SIL (Lausanne) 28,31 ct. Le client d'EWZ (ZH) ne paiera que 12,83 ct., vu la part élevée d'autoproduction du fournisseur.
Ambitions dans le renouvelable
350 millions d'investissements, 10 GWh de plus par année, soit la consommation de 2'500 ménages. Ce sont les ambitions les vingt prochaines années dans l'éolien, le solaire, la biomasse, la minihydraulique. Le Groupe E est aussi leader pour les pompes à chaleur (plus de 8'000).
Auteur : Anne Sengès. Terra Eco. 14.12.2009.
C’est un Barack Obama tendu et sur la défensive qui a accordé une interview à l’émission 60 minutes sur la chaîne CBS diffusée dimanche soir.
Invité à commenter la décision de grandes banques américaines d’accorder 30 milliards de dollars de bonus à leurs employés alors que le reste du pays continue de souffrir de la récession et que cette somme correspond à ce que le gouvernement devra débourser pour envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, Obama, visiblement furieux, a déclaré qu’il n’avait pas fait campagne pour aider un tas de banquiers gras de Wall Street. Le président a même jugé que certaines banques qui se sont empressées de rembourser ces dernières semaines l’argent que leur avait prêté le gouvernement au plus fort de la crise financière, l’ont fait dans le but de pouvoir attribuer des primes à leurs employés en toute impunité.
« J’ai comme l’impression que les gens de Wall Street ne font toujours pas mine de comprendre. Pourquoi les gens sont-ils en colère contre les banques ? Voyons un peu. Vous [les patrons banquiers] récupérez des bonus de 10 à 20 millions de dollars alors que l’Amérique vient de faire face à la pire année pour l’économie depuis plusieurs décennies et que c’est vous qui avez causé le problème. Et le taux de chômage est à 10%. Pourquoi pensez-vous que les gens peuvent être un tout petit peu frustrés [à votre égard] ? », a-t-il ironisé.
Invité à commenter la décision de grandes banques américaines d’accorder 30 milliards de dollars de bonus à leurs employés alors que le reste du pays continue de souffrir de la récession et que cette somme correspond à ce que le gouvernement devra débourser pour envoyer 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, Obama, visiblement furieux, a déclaré qu’il n’avait pas fait campagne pour aider un tas de banquiers gras de Wall Street. Le président a même jugé que certaines banques qui se sont empressées de rembourser ces dernières semaines l’argent que leur avait prêté le gouvernement au plus fort de la crise financière, l’ont fait dans le but de pouvoir attribuer des primes à leurs employés en toute impunité.
« J’ai comme l’impression que les gens de Wall Street ne font toujours pas mine de comprendre. Pourquoi les gens sont-ils en colère contre les banques ? Voyons un peu. Vous [les patrons banquiers] récupérez des bonus de 10 à 20 millions de dollars alors que l’Amérique vient de faire face à la pire année pour l’économie depuis plusieurs décennies et que c’est vous qui avez causé le problème. Et le taux de chômage est à 10%. Pourquoi pensez-vous que les gens peuvent être un tout petit peu frustrés [à votre égard] ? », a-t-il ironisé.
Economie réelle
Source : France 24. Le Journal. 15.04.2009
Et toujours l'hémorragie des capitaux à l'UBS, la perte de confiance des clients, la perte financière au premier trimestre 2009, ce qui fait un total de près de 250 milliards qui ont quitté les coffres de l'UBS depuis 2007! Petite question : les responsables des problèmes de l'UBS figurent parmi les collaborateurs licenciés?!
Et toujours l'hémorragie des capitaux à l'UBS, la perte de confiance des clients, la perte financière au premier trimestre 2009, ce qui fait un total de près de 250 milliards qui ont quitté les coffres de l'UBS depuis 2007! Petite question : les responsables des problèmes de l'UBS figurent parmi les collaborateurs licenciés?!
Economie réelle
La première banque suisse a annoncé mercredi qu'elle allait suivre une cure drastique d'amaigrissement, avec la suppression de 8 700 emplois d'ici 2010, dont 2 500 en Suisse.
UBS s'efforce de remonter la pente après avoir subi une nouvelle perte de 2 mds de francs suisses (1,3 md d'euros) au premier trimestre. La banque, qui tient ce mercredi son assemblée générale, prévoit ainsi d'économiser entre 3,5 à 4 mds de francs suisses, pour compenser ses déboires dans la crise financière. Depuis la fin 2007, la banque a déjà supprimé 11 000 emplois.
L'établissement zurichois n'a pas réussi, malgré un mois de janvier prometteur, à endiguer les retraits de capitaux. Au premier trimestre, la banque a enregistré "des sorties nettes généralisées d'argent nouveau". Les divisions gestion de fortune et banque suisse ont ainsi vu leurs clients retirer 23 mds de francs suisses, notamment en raison de la mauvaise publicité générée par les démêlés judiciaires aux Etats-Unis, où la banque est accusée d'avoir aidé des contribuables américains à frauder le fisc.
UBS s'efforce de remonter la pente après avoir subi une nouvelle perte de 2 mds de francs suisses (1,3 md d'euros) au premier trimestre. La banque, qui tient ce mercredi son assemblée générale, prévoit ainsi d'économiser entre 3,5 à 4 mds de francs suisses, pour compenser ses déboires dans la crise financière. Depuis la fin 2007, la banque a déjà supprimé 11 000 emplois.
L'établissement zurichois n'a pas réussi, malgré un mois de janvier prometteur, à endiguer les retraits de capitaux. Au premier trimestre, la banque a enregistré "des sorties nettes généralisées d'argent nouveau". Les divisions gestion de fortune et banque suisse ont ainsi vu leurs clients retirer 23 mds de francs suisses, notamment en raison de la mauvaise publicité générée par les démêlés judiciaires aux Etats-Unis, où la banque est accusée d'avoir aidé des contribuables américains à frauder le fisc.
Source : L'AGEFI. 7 avril 2009. Site AGEFI
Les banques retiennent leur souffle à la veille d’un cycle de négociations à haut risque.
Le microcosme bancaire retient son souffle. Le Conseil fédéral se réunit demain (ndlr : 08.04.2009), en séance extraordinaire, pour discuter ses stratégies de défense du secret bancaire. Les établissements attendent surtout des clarifications sur la renégociation des accords bilatéraux de double imposition. L’enjeu est évidemment considérable. Malgré les déclarations sur la mort du secret bancaire, rien n’est encore joué. La visibilité du wealth management offshore dépend maintenant de la sagacité des négociateurs. Le gouvernement se montre actuellement incapable d’articuler le nombre d’accords à remettre à plat – il y en aurait plus de 70. Et le profil de l’équipe chargée de représenter la Suisse demeure inconnue. Elle comprendra des membres de l’Administration fédérale des contributions, conseillés par des diplomates et des experts de la task force «secret bancaire». Le premier accord renégocié sera crucial. Car les concessions accordées rejailliront ensuite sur les discussions avec d’autres pays. Négocier en priorité avec les Etats-Unis apparaît comme une option logique. Mais passer d’abord par un accord avec le Japon serait peut-être un choix plus intelligent. En attendant le prochain sommet du G20, en septembre, les dirigeants européens et américains ne relâcheront pas la pression. En apparence pressés par le temps, les négociateurs ne doivent toutefois pas céder à la précipitation. En cas de mauvais accord, c’est le danger d’un référendum qui menace.
Le microcosme bancaire retient son souffle. Le Conseil fédéral se réunit demain (ndlr : 08.04.2009), en séance extraordinaire, pour discuter ses stratégies de défense du secret bancaire. Les établissements attendent surtout des clarifications sur la renégociation des accords bilatéraux de double imposition. L’enjeu est évidemment considérable. Malgré les déclarations sur la mort du secret bancaire, rien n’est encore joué. La visibilité du wealth management offshore dépend maintenant de la sagacité des négociateurs. Le gouvernement se montre actuellement incapable d’articuler le nombre d’accords à remettre à plat – il y en aurait plus de 70. Et le profil de l’équipe chargée de représenter la Suisse demeure inconnue. Elle comprendra des membres de l’Administration fédérale des contributions, conseillés par des diplomates et des experts de la task force «secret bancaire». Le premier accord renégocié sera crucial. Car les concessions accordées rejailliront ensuite sur les discussions avec d’autres pays. Négocier en priorité avec les Etats-Unis apparaît comme une option logique. Mais passer d’abord par un accord avec le Japon serait peut-être un choix plus intelligent. En attendant le prochain sommet du G20, en septembre, les dirigeants européens et américains ne relâcheront pas la pression. En apparence pressés par le temps, les négociateurs ne doivent toutefois pas céder à la précipitation. En cas de mauvais accord, c’est le danger d’un référendum qui menace.
Economie réelle
A la veille de l’ouverture du Salon de Genève, 5,3 millions de véhicules à moteur circulent dans ce pays.
Salon de l'Auto de Genève qui débute le 6 mars prochain :
Tout a été loué, ce qui dénote le peu d'impact de la crise mondiale sur le Salon 2009, ce qui pourrait être différent en 2010 si le marché devait continuer sa chute.
Dans ce contexte, routesuisse - Fédération routière suisse FRS, a rendu publics hier les derniers chiffres de l’économie automobile :
Le nombre total de véhicules à moteur s’élevait à 5,3 millions en Suisse en 2008, plus de quatre millions étant des voitures de tourisme. D’ailleurs, avec 527 voitures de tourisme pour 1000 habitants, le taux de motorisation de la population est en légère hausse par rapport à 2007.
Il convient aussi de rappeler que le trafic routier finance les charges qu’il engendre par l’impôt sur les huiles minérales et couvre les coûts d’une grande partie des infrastructures ferroviaires, comme le tunnel du Gotthard, notamment par la taxe poids lourds.
Salon de l'Auto de Genève qui débute le 6 mars prochain :
- 130 premières mondiales ou européennes
- 850 marques présentes
- 250 exposants
- sur une surface d’exposition de 78.000 m2
Tout a été loué, ce qui dénote le peu d'impact de la crise mondiale sur le Salon 2009, ce qui pourrait être différent en 2010 si le marché devait continuer sa chute.
Dans ce contexte, routesuisse - Fédération routière suisse FRS, a rendu publics hier les derniers chiffres de l’économie automobile :
- en 2007, la branche automobile a généré un chiffre d’affaires de plus de 96 milliards de francs.
- les entreprises de transport s’y taillent la part du lion avec environ 20 milliards, suivies des garages (18,5 milliards), des sous-traitants suisses produisant pour l’industrie automobile internationale (16 milliards de francs), des compagnies pétrolières – y compris les raffineries et les stations d’essence (13 milliards) – et des vendeurs de voitures neuves (13 milliards. Avec 6 milliards chacun, le leasing automobile et les assurances ferment la marche.
Le nombre total de véhicules à moteur s’élevait à 5,3 millions en Suisse en 2008, plus de quatre millions étant des voitures de tourisme. D’ailleurs, avec 527 voitures de tourisme pour 1000 habitants, le taux de motorisation de la population est en légère hausse par rapport à 2007.
Il convient aussi de rappeler que le trafic routier finance les charges qu’il engendre par l’impôt sur les huiles minérales et couvre les coûts d’une grande partie des infrastructures ferroviaires, comme le tunnel du Gotthard, notamment par la taxe poids lourds.
La semaine commence mal pour l’économie mondiale et la Suisse ne fait pas exception. L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier, établit par Credit Suisse et l’Association suisse pour l’approvisionnement et l’achat (SVME en allemand), continue sa lancinante dégradation. En janvier, un nouveau plancher historique a été crevé. Le SVME Purchasing Managers Index (PMI) a plongé à 35 points, contre 36,5 en décembre. Soit la plus mauvaise note depuis le premier pointage, en septembre 1995. La faiblesse de l’indice dépasse même les attentes des économistes, qui tablaient sur 36 points, selon une compilation de l’agence Bloomberg.
Les capacités de production s’effondrent et l’emploi avec
Les manufacturiers helvétiques cèdent donc au marasme général, coupant massivement dans la production et les coûts. L’emploi, logiquement, continue aussi de faire les frais de la crise globale. Janvier a ainsi marqué le quatrième mois de recul drastique. Selon Crédit Suisse, la jauge de l’embauche s’est encore tassée de 2,1 points à 42,1 points.
Sans surprise, la zone euro suit une tendance similaire. Le PMI de janvier a été revu en baisse par rapport aux estimations. Il s’établit à 34,4 points, contre une première estimation à 34,5 points, selon la société Markit. A noter toutefois que le résultat est supérieur à celui de décembre, où l’indice affichait 33,9 points.
Les capacités de production s’effondrent et l’emploi avec
Les manufacturiers helvétiques cèdent donc au marasme général, coupant massivement dans la production et les coûts. L’emploi, logiquement, continue aussi de faire les frais de la crise globale. Janvier a ainsi marqué le quatrième mois de recul drastique. Selon Crédit Suisse, la jauge de l’embauche s’est encore tassée de 2,1 points à 42,1 points.
Sans surprise, la zone euro suit une tendance similaire. Le PMI de janvier a été revu en baisse par rapport aux estimations. Il s’établit à 34,4 points, contre une première estimation à 34,5 points, selon la société Markit. A noter toutefois que le résultat est supérieur à celui de décembre, où l’indice affichait 33,9 points.
Le taux de chômage dans la zone euro est monté à 8 % en décembre, son plus haut niveau depuis plus de deux ans du fait de la récession, qui entraîne une multiplication des plans de suppressions d'emplois, a annoncé ce matin l'office statistique européen. Il faut remonter à novembre 2006 pour trouver un taux de chômage de 8 %. En novembre 2008, il s'était élevé à 7,9%, selon des chiffres révisés en hausse par Eurostat. Le chômage est en augmentation régulière depuis l'été 2008. Après plusieurs mois à 7,4 %, il avait atteint 7,5 % en août, 7,6 % en septembre et 7,7 % en octobre. Parmi les principales économies de la zone euro, le taux de chômage a encore fortement augmenté en Espagne, à 14,4 %, contre 13,7 % en novembre. En Allemagne, il est monté à 7,2 %, contre 7,1 % en novembre.
L'inflation a encore fortement ralenti en janvier dans la zone euro, à 1,1 % sur un an contre 1,6% en décembre, atteignant son plus bas niveau depuis juillet 1999 du fait de la récession, selon Eurostat.
L'inflation a encore fortement ralenti en janvier dans la zone euro, à 1,1 % sur un an contre 1,6% en décembre, atteignant son plus bas niveau depuis juillet 1999 du fait de la récession, selon Eurostat.
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