Macro-économie
Source: Tages Anzeiger. 27.08.2010
Les courriers des consommateurs s’empilent sur le bureau de Stefan Meierhans: les prix restent stables alors que l’euro ne cesse de baisser.
La moutarde commence à monter au nez de Stefan Meierhans, surveillant suisse des prix: alors que l’euro a encore perdu 14% depuis le début de l’année, les prix ne bougent pas dans les commerces. Voitures, accessoires autos, vélos, vêtements, magazines et livres restent très chers en Suisse. Les salaires et les loyers y sont certes plus élevés que dans les pays voisins, mais la différence ne suffit pas à expliquer la réticence des distributeurs.
Pour Stefan Meierhans, il est certes normal que les cours de change ne se répercutent pas immédiatement. Les agences de voyages qui ont signé des contrats avec les anciens tarifs, par exemple, sont prisonnières d’anciens cours de change. Il en va tout autrement pour les importateurs de biens de consommation qui maintiennent les anciens tarifs alors que la monnaie européenne a dégringolé. Les prix devraient ainsi baisser de 10% au moins pour refléter le coût réel des biens importés des pays de l’Union européenne.
Le surveillant des prix invite les consommateurs à faire jouer la concurrence. Quitte à franchir la frontière pour faire ses achats en France ou en Allemagne voisines.
La moutarde commence à monter au nez de Stefan Meierhans, surveillant suisse des prix: alors que l’euro a encore perdu 14% depuis le début de l’année, les prix ne bougent pas dans les commerces. Voitures, accessoires autos, vélos, vêtements, magazines et livres restent très chers en Suisse. Les salaires et les loyers y sont certes plus élevés que dans les pays voisins, mais la différence ne suffit pas à expliquer la réticence des distributeurs.
Pour Stefan Meierhans, il est certes normal que les cours de change ne se répercutent pas immédiatement. Les agences de voyages qui ont signé des contrats avec les anciens tarifs, par exemple, sont prisonnières d’anciens cours de change. Il en va tout autrement pour les importateurs de biens de consommation qui maintiennent les anciens tarifs alors que la monnaie européenne a dégringolé. Les prix devraient ainsi baisser de 10% au moins pour refléter le coût réel des biens importés des pays de l’Union européenne.
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