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Prévisions économiques & financières 2012-2013. Dernière mise à jour: 02.01.2012

Suite de "Prévisions économiques 2011-2013

Le moral n'est pas au beau fixe chez les professionnels de la finance qui manquent de visibilité avec une année électorale en France et aux États-Unis.
Après la chute des actions européennes en 2011, peu d'experts tablent sur un rebond cette année. La récession annoncée limite le potentiel des marchés.



01.01.2012. Bourse : 2012, année volatile, imprévisible et à risques

Prévisions économiques & financières 2012-2013. Dernière mise à jour: 02.01.2012
Souirce: LeFigaro.fr. 01.01.2012.
Auteure: Carole Papazian

Cette année comment la voyez-vous? «Imprévisible», « volatile», «incertaine», «tendue », «baissière», «politique», voilà les réponses les plus courantes des stratégistes des banques et des sociétés de gestion d'actifs. Le moral n'est pas au beau fixe. Pas plus chez les investisseurs qui ont perdu 17 % l'an dernier sur le CAC 40 que chez les professionnels de la finance qui soulignent d'une même voix le manque de visibilité dans une année électorale en France et aux États-Unis.

Les premiers mois de 2012 devraient voir la confirmation de la récession en zone euro. Les bonnes statistiques américaines de fin d'année et la résistance des actions américaines pourraient faire long feu, la plupart des stratèges s'attendent à un trou d'air aux États-Unis. Pour compléter le tableau, ils prédisent aussi un ralentissement dans les zones émergentes et notamment en Asie. «L'année 2012 sera une année très difficile sur le plan conjoncturel. De cela nous avons (malheureusement) une quasi-certitude», résume Alain Bokobza à la Société générale qui table sur un second semestre meilleur que le premier. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a d'ores et déjà prévenu que l'objectif de 4 % de croissance mondiale serait révisé à la baisse.

À cette photographie grise du contexte économique de ce début d'année, s'ajoutent les incertitudes sur le redressement des finances publiques et l'épée de Damoclès que constitue la dégradation de la note de plusieurs pays de la zone euro, dont la France qui pourrait perdre son triple A. Cette dégradation est-elle déjà dans les cours ou les marchés accuseront-ils le coup? La question reste ouverte. La plupart des établissements interrogés sont prudents. Fin juin, plusieurs tablent sur un CAC 40 à 2400 points… Si ces prédictions se réalisent, l'indice aurait perdu 24 % en six mois. Beaucoup misent sur un statu quo avec un CAC autour de 3100 points. La crise des finances publiques n'a pas fini de hanter les marchés. « Nous restons à ce stade prudents sur les actions. Les marchés devraient rester très incertains, au moins pendant la première partie de l'année», explique Philippe Uzan chez Edmond de Rothschild Asset Management. Pourtant, la majorité des professionnels ne croient pas à une explosion de la zone euro. «Il n'y en aura pas»,assure par exemple William de Vijlder, chez BNP Paribas Investment Partners, qui suit les marchés depuis 1987 et estime que c'est l'année la plus difficile qu'il ait connue pour faire des prévisions. La plupart des experts n'envisagent pas la disparition de la zone euro. Ils tablent sur la poursuite de la course entre les marchés et les politiques, les seconds réagissant aux tensions des premiers au coup par coup comme en 2011. «Je pense qu'il n'y aura pas de solution au problème de la dette en zone euro au premier semestre, mais pas d'éclatement non plus, la BCE et les gouvernements réagiront chaque fois que nécessaire»,indique Philippe Nahum pour Cortal Consors et B*Capital.

Des lueurs d'espoir

Dans un contexte boursier aussi dépendant de décisions politiques (réductions des déficits, convergence dans la zone euro) et du ralentissement général de l'activité accentué par les plans de rigueur, les résultats des entreprises passent presque au second plan. «Au cours actuel, les investisseurs ont anticipé un recul des bénéfices des entreprises européennes de 10 % en 2012. C'est relativement optimiste. La récession devrait se traduire par un recul de 20 à 30 % des bénéfices»,prévoit Pierre Sabatier chez PrimeView. La crainte d'une contagion du ralentissement économique dans les pays émergents et aux États-Unis inquiète. «Je crains que les risques de baisse soient encore importants au premier semestre», ajoute Vincent Guenzi chez Cholet Dupont. Le suisse Pictet imagine «une baisse de 20 % des indices européens» dans la première partie de l'année.

Des lueurs d'espoir apparaissent pourtant. Dans le camp des optimistes - et ils sont rares -, François Chevallier à la Banque Leonardo prédit «une année plus tranquille que 2010 et 2011» maintenant que le cap est donné pour plus de rigueur. IG Markets attend aussi «un regain de confiance après l'excès de pessimisme». Chez Natixis Asset Management, Franck Nicolas estime que «2012 sera la dernière année de purge de la crise initiée en 2007». Et d'autres sont prêts à se laisser surprendre. «Il y a un an, rares étaient les prévisionnistes à annoncer ce qui s'est produit. On ignorait que l'idée qu'un emprunt d'État à court terme constitue un actif sans risque serait remise en cause. Cette année, nous savons que nous aurons des surprises», croit Bernard Aybran chez Invesco.

Bonnes ou pas? Saxo Banque annonce «des prévisions chocs basées sur la théorie du Black Swan», événement imprévisible, à l'impact majeur et plus probable qu'on ne le croit. Parmi celles-ci, faites pour faire parler, une chute de 50 % de l'action Apple, la fermeture des Bourses européennes et des banques une semaine, la nationalisation de nombreuses banques… Choc de communication? «Rien ne nous ferait plus plaisir que d'avoir tort»,écrit Saxo Banque. Rendez-vous dans six mois.

02.01.2012. Etats-Unis, Europe… ou Chine : quelle bombe éclatera en premier en 2012 ?

Prévisions économiques & financières 2012-2013. Dernière mise à jour: 02.01.2012
Nous voilà au début d’une nouvelle semaine… et d’une nouvelle année.

Nous n’en savons pas plus long sur ce qui se passe qu’au début de la précédente.

L’or baisse. Il semble de plus en plus certain que l’or est en route pour sa grande correction… Il baisse depuis plus de six jours.

Nous attendons cette correction. Nous la souhaitons. Nous comptons dessus.

Est-elle arrivée ?

Nous l’ignorons. L’or est de retour vers les 1 500 $. Mais il a quand même terminé l’année dans le vert ! Quel genre de correction de marché haussier est-ce là ?

Qui sait ? Peut-être que 2012 nous donnera une meilleure occasion d’acheter plus d’or. Nous l’espérons…

Trois bombes à retardement pour cette année

En attendant, les marchés sont relativement paisibles. Les politiciens se taisent aussi.

Ici, nous buvons du lait de poule et nous demandons ce que 2012 nous apportera. Nous avons abandonné l’idée d’essayer de lire l’avenir. Il semblerait que nous n’ayons pas de talent pour ça.

Nous essayons plutôt de déterminer ce qu’il faudrait croire afin de terminer cette nouvelle année dans la meilleure situation possible. C’est-à-dire : quelle conviction a le moins de chances de se révéler fatale ? Laquelle a le plus de chances de rapporter ?

D’une manière générale, il faudrait croire que les choses empireront. Pourquoi ? Parce que le danger est à la baisse. Et nous sommes dans un marché dangereux.

L’Europe pourrait exploser à tout moment. En dépit de ce qu’on lit dans les journaux, les nations débitrices de l’Europe — et les banques qui en détiennent les dettes — ne sont qu’à quelques points de base du désastre. Les traders et les spéculateurs se sont reposés pendant les fêtes. Nous verrons bien ce qui va se passer quand ils se remettront au travail cette semaine.

La Chine aussi est une zone dangereuse. Le problème, c’est que nous ne savons pas exactement quel est le danger. L’économie chinoise se développe encore de plus de 5% par an. Si le taux de croissance augmente… la Chine mettra sous pression la demande mondiale de pétrole et d’autres matières premières… ce qui compliquera la vie des ménages européens et américains qui tentent de joindre les deux bouts.

D’un autre côté, la Chine montre aussi des signes de ralentissement… voire d’explosion. Les prix de l’immobilier de Shanghai seraient en train de chuter… rapidement. Et la taille des mauvaises dettes de la Chine pourrait être supérieure aux subprime américains, ou aux obligations des pays du “Club Med” européen.

Parallèlement, les Etats-Unis sont en bonne position. Pour l’instant. L’argent fuit la Chine et l’Europe afin de se “réfugier” aux Etats-Unis. Quoi qu’il arrive, il y a une chose sur laquelle les investisseurs savent qu’ils peuvent compter : Ben Bernanke et sa joyeuse bande de bidouilleurs de prix imprimeront l’argent nécessaire pour rembourser les investisseurs obligataires.

Mais les Etats-Unis sont dangereux aussi. Leur devise est condamnée… leur armée est hors de contrôle… et leur Congrès est dysfonctionnel. Tôt ou tard, eux aussi exploseront.

Nous ignorons quelle bombe sautera en premier. Mais au moins, nous savons que nous devrons faire le dos rond en 2012.

C’est tout pour l’instant…

Et meilleurs voeux pour cette nouvelle année !

25.01.2012. Le FMI abaisse l'ensemble de ses prévisions de croissance pour 2012

Prévisions économiques & financières 2012-2013. Dernière mise à jour: 02.01.2012
Zone euro, Etats-Unis, pays émergents... Aucun pays ou presque n'échappe à la révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour 2012 dans le rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié mardi 24 janvier.

L'institution table désormais sur une croissance mondiale de 3,3 % en 2012, contre 4 % lors de ses précédentes prévisions. "La reprise mondiale, qui était faible au départ, menace de caler", a commenté l'économiste en chef du FMI Olivier Blanchard. Elle risque même de faire machine arrière : si la crise s'intensifie en Europe, "le monde pourrait connaître une nouvelle récession".

L'Europe en première ligne

Sans surprise au vu des prévisions déjà publiées par d'autres institutions, le FMI prévoit un recul du produit intérieur brut (PIB) des pays de la zone euro de 0,5 % cette année. Ce PIB devrait recommencer à croître en 2013, de 0,8 %.

La périphérie de la zone euro est aussi brutalement ralentie dans sa croissance. Les pays d'Europe centrale et d'Europe de l'Est, qui entretiennent des liens importants avec les économies voisines, devraient voir leur PIB augmenter de 1,1 % en 2012, contre une précédente estimation à 2,7 %.

Les pays émergents ralentissent

Les pays émergents n'échappent pas à ces perspectives moroses. La Chine, le Brésil, la Russie, l'Inde voient tous leurs prévisions de croissance perdre entre 0,5 et 0,8 points pour 2012. La Chine devrait cependant enregistrer une croissance de 8,2 % cette année (contre 9 % prévus lors de précédentes estimations).

Seul pays relativement épargné dans cette révision générale, les Etats-Unis voient leur prévision de croissance pour cette année inchangée, à 1,8 %. La croissance devrait par ailleurs s'accélérer au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Lundi 2 Janvier 2012
Raphaël Dougoud
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Source: Le Monde. 22.11.2011. Auteure: Anne Michel

Depuis l'aggravation de la crise de la dette cet été, le secteur bancaire mondial est entré dans une zone dépressionnaire, dont on ne voit pas la sortie. Suite à sa refonte de sa méthodologie de notation, qui vise à donner des gages de rigueur notamment en matière d'identification des risques, Standard & Poor's commencera sa révision générale par les 30 premières banques mondiales, celles dont la faillite ou les difficultés déstabiliseraient le système financier. De nombreux établissements européens, en Italie, en Espagne mais aussi en France, se trouvent dans sa ligne de mire.

22/11/2011