Mars 2010. La Suisse, gagnante de la crise
La crise économique mondiale a durement touché de nombreux pays et n'a pas épargné la Suisse, qui l'a cependant globalement mieux maîtrisée et à moindre coût, ce qui renforcera notre pays.
Source : Investir, Magazine du Crédit suisse, Février 2010. Martin Neff.
Intertitres : Raphaël Dougoud, futur'is.
Les dettes publiques ont plombé le portemonnaie des pays
Avec la fin progressive de la crise, les avantages à moyen et long termes liés au pays repassent au premier plan, comme l'importance de la dette qu'aura contractée un Etat pour s'en sortir. Les mesures massives de lutte contre la crise, qui s'élèvent à plus de 2,1 billions de dollars US, plomberont les finances publiques de nombreux pays pendant des années. Avec plus du double du produit intérieur brut (PIB), la dette publique du Japon est particulièrement élevée mais certains pays, comme l'Italie, sont endettés d'un montant supérieur à leur performance économique et d'autres, tels les Etats-Unis, devraient dépasser cette limite ces prochaines années. Vu les déficits parfois abyssaux, les mesures d'économie ou les hausses d'impôt sont inévitables, du moins à moyen terme.
La Suisse pourrait remplir les critères d'intégration à l'euro!
En Suisse, la situation est nettement meilleure. Avec à peine 0,6% du PIB, le programme de relance est modeste en comparaison internationale. La Suisse est ainsi l'un des rares pays européens qui pourrait remplir les critères d'intégration pour l'euro. La dette publique et le déficit budgétaire sont très inférieurs aux normes fixées. Ainsi, au lieu de consacrer toujours plus au service de la dette, notre pays peut utiliser sa marge de manœuvre financière pour améliorer sa situation. La réforme de la taxe sur la valeur ajoutée ou les prochaines étapes de la réforme sur l'imposition des entreprises en sont des exemples.
La Suisse toujours dans le haut du panier compétitif mondial
La compétitivité de la Suisse bénéficie d'une évaluation élevée et occupe régulièrement les premières places dans les indicateurs internationaux relatifs aux sites. Par exemple, en 2009, elle est arrivée en tête dans le rapport sur la compétitivité globale du Forum économique mondial. La qualité des institutions, des infrastructures ou du marché du travail est systématiquement supérieure à celle des pays comparables. La stabilité macroéconomique a elle aussi contribué à ce résultat. Enfin, l'avantage de la Suisse devrait encore s'accroître ces prochaines années grâce à la solidité des finances publiques.
La Suisse gagnante
Les entreprises helvétiques ont mis à profit ces atouts et au vu de leurs avantages compétitifs se sont spécialisées sur des produits haut de gamme, si bien qu'elles devraient profiter davantage que les autres de la reprise mondiale. Une chose est sûre : quelle que soit la durée de la crise, au final, la Suisse aura une longueur d'avance.
Voir également
Galerie sur les prévisions 2010 Monde
Septembre 2010. La Suisse, no 1 de la compétitivité mondiale 2010-2011 selon le WEF
Source : Le Monde. 10.09.2010
Auteur : Annie Kahn.
La Suisse en tête
La Suisse se distingue par sa capacité d’innovation et a pu compter en 2010 sur un environnement macro-économique relativement stable en comparaison internationale.
La Suisse doit notamment son premier rang à ses instituts de recherche scientifiques et à l’étroite collaboration existant entre les Universités et le secteur de l’économie. Mais avec un taux d’universitaires plutôt faible en comparaison avec d’autres pays à la pointe de l’innovation, la Confédération devrait tout de même faire un effort dans l’éducation supérieure pour garder ses talents.
Pour le reste, la Suisse se démarque par son marché financier développé et un marché de l’emploi très efficace. Les infrastructures sont de qualité et les institutions publiques sont encore mieux notées que l’an dernier.
Les Etats-Unis éjectés du podium
Les Etats-Unis ont longtemps été les champions du classement annuel du Forum de Davos sur la compétitivité, le Global Competitivness Report. L'édition 2010-2011, publiée jeudi 9 septembre, les élimine du podium.
Déjà, l'an passé, la Suisse les avait détrônés de la première place et s'y maintient cette année. Alors que les Etats-Unis régressent encore davantage, et se classent quatrième. La Suède progresse en revanche de la quatrième à la deuxième place et Singapour conserve sa place de troisième.
Ce classement prend en compte plus de 110 facteurs, allant de la qualité des infrastructures du pays, de son système éducatif et de santé, de la taille de son marché intérieur, de la main-d'oeuvre disponible, entre autres. La plupart des données sont issues d'études statistiques nationales ou internationales ; un petit tiers, celles qui sont de nature subjective, provient d'une enquête réalisée auprès de 13 500 dirigeants répartis dans le monde ; 139 pays sont passés au crible de cette batterie de critères.
Quels sont ceux qui rendraient les Etats-Unis moins compétitifs ? La qualité de ses institutions, selon le rapport de Davos. La population ferait de moins en moins confiance à la classe politique ; et les dirigeants d'entreprise s'inquiètent d'une détérioration des relations entre le gouvernement et le secteur privé.
Le fonctionnement des entreprises est aussi en cause, avec une moindre confiance dans les informations comptables diffusées, et des doutes sur le respect des critères éthiques. L'accès au financement des entreprises devient préoccupant, estiment près de la moitié des dirigeants interrogés. Enfin, la question des déséquilibres macroéconomiques, et en particulier l'ampleur des déficits, est de plus en plus inquiétante.
Reste que la force des Etats-Unis en matière d'innovation, liée à la qualité du système universitaire, la taille du marché intérieur et la souplesse du marché du travail, est un atout fondamental.
L'Europe en bonne posture
La France progresse doucement de la seizième à la quinzième place. Sans surprise, les reproches sont toujours les mêmes : manque de flexibilité du marché du travail, et dureté des relations entre les dirigeants et les salariés. En revanche, la qualité des infrastructures, qu'il s'agisse des moyens de transport, de la production et distribution d'énergie, des réseaux de télécommunication, demeure un atout important. Ainsi que la qualité des systèmes éducatifs et de santé.
Globalement, l'Europe continue de se maintenir à haut niveau. Même si l'on note des différences entre les pays : la Grèce se classe 83e, tandis que la Suède talonne le numéro un, en raison de son excellence technologique, de la qualité de son système d'innovation, et de ses institutions.
Les pays émergents, dont la progression était notable l'an passé, marquent une pause cette année. Un résultat étonnant, dans la mesure où nombre de ces pays ont continué de croître malgré la crise, ce qui aurait pu laisser penser que leur compétitivité s'en trouverait aussi améliorée.
Parmi les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), la Chine est ainsi le seul à gagner des places, passant de la 29e à la 27e position. L'amélioration de son système financier en serait la cause, avec, en particulier, un accès plus facile au crédit bancaire ou aux investisseurs en capital. Mais aussi le déploiement des technologies, Internet et téléphonie mobile.
Vendredi 10 Septembre 2010
Crise financière+économique 2008-...
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Crise financière - Sites et Portails
Prévisions économiques & financières 2012-2013. Dernière mise à jour: 02.01.2012
[Suite de "Prévisions économiques 2011-2013]url:http://www.futuris.ch/Previsions-economiques-2011-2013-Derniere-mise-a-jour-30-12-2011_a704.html
Le moral n'est pas au beau fixe chez les professionnels de la finance qui manquent de visibilité avec une année électorale en France et aux États-Unis.
Après la chute des actions européennes en 2011, peu d'experts tablent sur un rebond cette année. La récession annoncée limite le potentiel des marchés.
01.01.2012. Bourse : 2012, année volatile, imprévisible et à risques
Souirce: LeFigaro.fr. 01.01.2012.
Auteure: Carole Papazian
Cette année comment la voyez-vous? «Imprévisible», « volatile», «incertaine», «tendue », «baissière», «politique», voilà les réponses les plus courantes des stratégistes des banques et des sociétés de gestion d'actifs. Le moral n'est pas au beau fixe. Pas plus chez les investisseurs qui ont perdu 17 % l'an dernier sur le CAC 40 que chez les professionnels de la finance qui soulignent d'une même voix le manque de visibilité dans une année électorale en France et aux États-Unis.
Les premiers mois de 2012 devraient voir la confirmation de la récession en zone euro. Les bonnes statistiques américaines de fin d'année et la résistance des actions américaines pourraient faire long feu, la plupart des stratèges s'attendent à un trou d'air aux États-Unis. Pour compléter le tableau, ils prédisent aussi un ralentissement dans les zones émergentes et notamment en Asie. «L'année 2012 sera une année très difficile sur le plan conjoncturel. De cela nous avons (malheureusement) une quasi-certitude», résume Alain Bokobza à la Société générale qui table sur un second semestre meilleur que le premier. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a d'ores et déjà prévenu que l'objectif de 4 % de croissance mondiale serait révisé à la baisse.
02/01/2012
Indicateurs économiques - USA, France, Suisse. Dernière mise à jour: 03.12.2011
Tête en Une
01.11.2010. Evolution des taux hypothécaires depuis 1985
02.11.2010. Evolution des indices des actions et des obligations
Raphaël Dougoud
10/09/2010
Dette publique en temps réel (France, Etats-Unis, autres à venir)
Dette publique de la France
Dette publique des Etats-Unis et plein d'autres indicateurs, en temps réel
23/11/2011
Crise. Brèves significatives. Dernière mise à jour: 07.12.2011
22.11.2011. La note des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011.
22.11.2011. Les CDS, assurances des Etats emprunteurs.
22.11.2011. La note de 25% des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011
Source: Le Monde. 22.11.2011. Auteure: Anne Michel
Depuis l'aggravation de la crise de la dette cet été, le secteur bancaire mondial est entré dans une zone dépressionnaire, dont on ne voit pas la sortie. Suite à sa refonte de sa méthodologie de notation, qui vise à donner des gages de rigueur notamment en matière d'identification des risques, Standard & Poor's commencera sa révision générale par les 30 premières banques mondiales, celles dont la faillite ou les difficultés déstabiliseraient le système financier. De nombreux établissements européens, en Italie, en Espagne mais aussi en France, se trouvent dans sa ligne de mire.
22/11/2011
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