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Brèves Crise financière
18/12/2011

15.12.2011. L'illusoire refuge vers le dollar

15.12.2011. L'illusoire refuge vers le dollar
Source: La Quotidienne d'Agora. 15.12.2011.
Auteur: Simone Wapler.

Quand l'arithmétique rejoint Kant

Un grand principe du philosophe Kant est que pour juger à l'échelle individuelle si quelque chose est bon ou mauvais, il suffit de le généraliser à l'échelle collective. Ainsi, voler à l'étal pour ne pas mourir de faim peut paraître légitime. Mais pour Kant, cela ne tient pas la route car si tout les désespérés volent à l'étal, l'organisation sociale vole en éclat.

Voici les revenus d'un foyer américain qui vit au-dessus de ses moyens:

Extrait du dossier de la commission de surendettement
Revenus annuels : 21 737 $
Dépenses de l'année : 38 188 $
Dettes et intérêts dus dans l'année : 16 451 $
Epargne : 385 $
Cumul des emprunts : 142 000 $

"Mais quelle famille", me direz-vous ! Vous vous dites sûrement qu'une famille avec une telle dette va devoir se mettre en faillite personnelle. Comment peut-il en être autrement ? Pour chaque dollar de revenu, elle en dépense 1,74. Ces 74 cents, c'est encore plus de dette, financée avec toujours plus d'emprunt.

Rajoutez 8 zéros à chaque somme figurant dans nos petits calculs... Vous aurez là le budget fédéral américain. C'est d'ailleurs pire que cela puisque les engagements totaux (vis-à-vis des retraites) se montent réellement à 61 600 milliards de dollars.

Ainsi, pour 1 dollar, le gouvernement américain en dépense 1,74 et leste chaque américain de 74 cents de dette supplémentaire. Une dette que chaque Américain va devoir payer. Vraiment payer ? Sachant que la super commission du Sénat n'a même pas réussi à se mettre d'accord sur une économie de 1 200 $ par an, soit 12 000 $ sur 10 ans (pardon : 1 200 milliards de dollars sur 10 ans) ?

Ce que l'Etat américain possède et que n'a pas le ménage surendetté : c'est bien sûr la planche à billets !

Au passage, nous pouvons faire du "Kant à revers". La planche à billets peut paraître une bonne chose à l'échelle du gouvernement. Cependant, si chaque famille surendettée se dote d'une planche à billets, l'organisation sociale vole en éclat.

Ceux qui croient les Etats-Unis solvables se réfugient vers le dollar quand ça chauffe en Europe. Mais, selon nous, ils ont tort.

Ceci dit, tout le monde n'est pas Kantien...
16/12/2011

16.12.2011. Fitch place le triple A français sous surveillance négative

16.12.2011.  Fitch place le triple A français sous surveillance négative
Source: Le Figaro.fr Economie. 16.12.2011.
Auteur: Hayat Gazzane

Après son homologue Standard & Poor's, l'agence de notation abaisse à «négative» la perspective de la note du pays tout en maintenant le triple A. Les notes de six autres pays sont directement menacées.

...

Fitch a également annoncé qu'elle envisageait d'abaisser les notes des dettes souveraines de six pays de la zone euro, dont la note avait déjà été placée sous perspective négative: Espagne, Italie, Belgique, Slovénie, Chypre et Irlande. Les dégradations seraient de un à deux crans. Pour le moment, l'Espagne est notée AA-, l'Italie A+, la Belgique AA+, l'Irlande BBB+, la Slovénie AA-, et Chypre BBB.

Pour justifier sa décision, l'agence affirme qu'«à la suite du sommet de l'Union européenne des 9 et 10 décembre, une solution globale à la crise de la zone euro est techniquement et politiquement hors de portée». L'agence juge positifs les engagements des dirigeants de l'UE d'accélérer la création du Mecanisme européen de stabilité (MES) mais s'inquiète de l'absence de filet de sécurité financière crédible.

Elle indique en particulier souhaiter un engagement plus important et plus explicite de la Banque centrale européenne (BCE) afin d'atténuer le risque d'une crise des liquidités pour des Etats solvables mais potentiellement vulnérables en raison du manque de liquidités.
16/12/2011

16.12.2011. Zone euro et UE. Après le ("ènième) sommet de la dernière chance" des 7+8.12.2011. Ils/Elles ont dit ...

16.12.2011. Zone euro et UE. Après le ("ènième) sommet de la dernière chance" des 7+8.12.2011. Ils/Elles ont dit ...
Source: Georges Ugueux in "Démystifier la finance"
Cité par La Quotidienne d'Agora. 13.12.2011

"Un traité est un accord entre des pays dont la force est supérieure aux lois nationales. Ici il s'agit seulement d'une démarche qui n'a ni l'approbation du Parlement européen ou de la Commission, moins encore celui des Parlements nationaux. C'est donc une déclaration d'intention dont tout le monde ignore de quelle manière elle sera appliquée".

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Position de La Quotidienne d'Agora:
Auteur: Cécile Chevré.

"Pour résumer, le fond du problème est le suivant. Un tel traité est-il légitime au vu de la Constitution européenne et de chacun des Parlements des pays membres ? Si la mise en place de telles règles ainsi que d'une autorité centrale va à l'encontre des règles régissant l'UE, il faudra les changer... et alors... bonne chance à nos gouvernements pour y parvenir.

Si le traité est légitime au niveau européen, le sera-t-il face aux Constitutions nationales ?

Troisième question : les peuples accepteront-ils un abandon supplémentaire de souveraineté nationale ? Et d'autant plus quand une autorité supranationale dictera à chaque pays d'importantes décisions budgétaires."

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Auteur: Raphaël Dougoud, futur'is.

Imaginez qu'en Suisse, avec un système politique à trois échelons, la Confédération, les Cantons, les Communes, la Confédération augmente le taux de TVA de 1 point de %, après avoir consulté tous les partenaires et intérêts impliqués. Imaginez que un ou N cantons ne sont pas d'accord et veulent le statu quo. La souverainté de la Confédération étant claire, la décision est prise et aucun référendum n'est lancé. Aucun Canton ne pourra appliquer un taux différent. Cela est clair aussi. Etant donné la diversité des pays composant la zone euro et en l'absence d'une institution supranationale reconnue par tous, imaginez le parcours du combattant des dirigeants européens qui ont annoncé un montage d'un nouveau traité, traitant notamment de la règle d'or applicable à chaque pays! La zone euro n'a pas (encore) la culture du consensus et de l'intérêt supérieur de la zone. Loin s'en faut.

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Auteur: Mohammed El-Erian, directeur de Pimco, le plus gros fonds au monde.
Cité par La Quotidienne d'Agora. 13.12.2011.

"Ce n'est pas suffisant pour rattraper le temps perdu et faire face à cette crise, encore moins pour la surmonter".

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Auteur: Simone Wapler de la Quotidienne d'Agora. 13.12.2011

"A ce stade, la situation doit être claire pour nous :

  • Ou bien la Banque centrale européenne obtient rapidement l'autorisation de créer massivement des euros, comme le font la Fed, la Banque du Japon, la Banque d'Angleterre. L'euro survit. Ce n'est pas la direction que prennent les accords puisque l'Allemagne est opposée à cette solution.
  • Ou bien la situation pourrit jusqu'à ce que l'euro éclate. Car les taux d'emprunt de la zone euro vont diverger et l'écarteler. Souvenez-vous de ce supplice moyenâgeux. Chaque cheval tire sur les membres du supplicié...

Chaque sortie affaiblira l'euro amoindri de membres, jusqu'à désintégration totale. C'est probablement ce qui arrivera.

Dans le premier cas, la situation se dégrade de façon continue. L'euro faible implique de l'inflation importée, par l'énergie en premier lieu. Les taux longs auxquels les banques et les gouvernements empruntent vont monter. Dans le deuxième cas, la situation devient chaotique et on assiste à des défauts désordonnés. Des troubles sociaux éclateront".

Préparez votre sortie ordonnée du marché obligataire européen. Les taux vont monter car banques et Etats se retrouvent en concurrence presque partout dans le monde développé pour lever de l'argent".
15/12/2011

13.12.2011. La France se prépare à la perte de son triple A

13.12.2011. La France se prépare à la perte de son triple A
Source: La Depeche.fr 13.12.2011.
Entretien accordé par M. Nicolas Sarkozy au journal Le Monde. Recueilli par Olivier Auradou.

Triple A: « Si elles [les agences] devaient nous le retirer, nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme. Ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable ».
Difficultés : « Si vous voulez me dire que c'est difficile, je vous le confirme : c'est difficile. Aucune grille de lecture idéologique ne fonctionne plus. » .
Croissance : « Il n'y a pas de mesure clé ou miracle car ce qui compte, tout autant que de réduire les dépenses, c'est d'augmenter la croissance. »
Rigueur : « La rigueur, c'est baisser les salaires et les pensions de retraite. Je m'y refuse et m'y refuserai. Si nous allions dans cette direction, cela plongerait la France dans la récession et dans la déflation. »
Explosion de l'Europe : « L'euro est le cœur de l'Europe. S'il explose, l'Europe n'y résistera pas. La crise de confiance et de crédibilité de l'euro faisait donc peser un risque sur la pérennité de l'Union européenne. »
Angleterre : « Nous avons tout fait, la chancelière et moi, pour que les Anglais soient partie prenante à l'accord. Mais il y a désormais clairement deux Europe. »
Régulation : « L'Europe doit aller vers davantage de régulation. »
(Re) Naissance : « C'est une autre Europe qui est en train de naître : celle de la zone euro, où les maîtres mots seront la convergence des économies, des règles budgétaires, de la fiscalité. »
Traité : « Dans les quinze prochains jours, nous mettrons au point le contenu juridique de notre accord. L'objectif est d'arriver à un traité pour le mois de mars. »
France-Allemagne : « Nous n'avons pas le droit de diverger avec l'Allemagne, car la divergence conduit à l'affrontement. »
Changement : « Si vous voulez dire que la présidence et la confrontation avec les épreuves changent un homme, c'est vrai. Si vous voulez me faire dire que, après quatre ans et demi à l'Elysée, j'ai appris et évolué dans mon raisonnement, c'est vrai aussi. »
15/12/2011

15.12.2011. Angela Merkel: "... crise de la dette = crise de confiance = ... pour des années"

15.12.2011. Angela Merkel: "... crise de la dette = crise de confiance = ... pour des années"
Source: Le Nouvel Obs. 14.12.2011.

Faisant le compte rendu du sommet européen de la semaine dernière à Bruxelles devant les députés du Bundestag, la chancelière allemande Angela Merkel a fait preuve de son réalisme habituel, au risque de démoraliser les marchés.

Pour la chancelière, sortir de la crise de la dette, qui a viré à la "crise de confiance" à l'égard de toute l'Europe, est "un processus qui ne durera pas des semaines, pas des mois mais des années", et qui "sera accompagné de revers".

Fait plus notable pour les investisseurs, la chancelière s'est de nouveau prononcée contre une hausse de la capacité de prêt du futur Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit succéder l'an prochain au fonds européen de secours (FESF).
30/11/2011

29.11.2011. Crise: la "Grande Correction"

29.11.2011. Crise: la "Grande Correction"
Source: La Chronique Agora. 29.11.2011
Auteur: Bill Bonner (extraits)

Avant 2008, les riches devenaient fabuleusement plus riches. Mais qui s'en souciait ? Tout le monde devenait plus riche. Tout le monde achetait des maisons de plus en plus grandes, et de plus en plus de choses. La vie n'aurait pas pu aller mieux.

A fin 2011, nous sommes dans une Grande Correction, une période durant laquelle les erreurs seront corrigées. Quelles erreurs ?

  • Il semble évident qu'elle corrige les excès de dette accumulés ces 50 dernières années. Aux Etats-Unis, le secteur privé a probablement deux fois autant de dette qu'il "devrait" en avoir. Les gens doivent arrêter de dépenser... se mettre à épargner... et se désendetter. Cela prendra du temps -- environ 10 années de plus, selon nos calculs.
  • Mais il n'y a pas que ça. ... Des emplois, des entreprises, des actifs et des secteurs entiers doivent être corrigés. La finance bon marché... et tout ce qui va avec... ont poussé les gens à dépenser plus qu'ils pouvaient se le permettre.
  • Les gens de la classe moyenne peuvent-ils se permettre de vivre dans de grandes maisons à 60 km de leur lieu de travail? Peut-on vraiment se permettre de cultiver une salade au Maroc pour la consommer à Paris ? Quand le baril de pétrole était à 50 $, peut-être... mais à 100 $ ?
  • Le niveau de vie des Occidentaux est trop élevé. Il doit être corrigé à la baisse.
  • Quant aux riches... ne sont-ils pas mûrs pour une correction, eux aussi ? Les autorités ne peuvent éternellement maintenir les prix des actifs au plus haut. Lorsque le marché baissier aura pris fin, les riches ne seront pas moitié aussi riches qu'ils le sont aujourd'hui. Les riches subiront de gigantesques hausses d'impôts. Ce sera le Plan Z... prendre directement l'argent des riches pour financer les programmes de subvention des gouvernements. Les riches vont pleurer et grincer des dents... mais ils pourront se considérer chanceux s'ils s'en sortent vivants.



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Raphaël Dougoud
06/02/2011
Etre en affaires


Son propriétaire

Raphaël Dougoud
Licencié HEC Uni Lausanne, Diplômé gestion Ecole hôtelière de Lausanne.
Professeur & expert en direction et gestion d'entreprise.
Depuis 1977, en Suisse et à l'étranger.


Direction & Gestion d'entreprise et gestion de projets.
Créateur de compétences - Fournisseur de temps - Développeur de cash flow.
Formation de dirigeants, cadres et collaborateurs.
Expert en plan d'affaires/business plans, gestion (financière) de projets, études de faisabilité, finance, management de la formation.
Rôles joués lors des mandats : expert, consultant, chef de projet.
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Dernière mise à jour du portail : 15.07.2010