Source: Georges Ugueux in "Démystifier la finance"
Cité par La Quotidienne d'Agora. 13.12.2011
"Un traité est un accord entre des pays dont la force est supérieure aux lois nationales. Ici il s'agit seulement d'une démarche qui n'a ni l'approbation du Parlement européen ou de la Commission, moins encore celui des Parlements nationaux. C'est donc une déclaration d'intention dont tout le monde ignore de quelle manière elle sera appliquée".
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Position de La Quotidienne d'Agora:
Auteur: Cécile Chevré.
"Pour résumer, le fond du problème est le suivant. Un tel traité est-il légitime au vu de la Constitution européenne et de chacun des Parlements des pays membres ? Si la mise en place de telles règles ainsi que d'une autorité centrale va à l'encontre des règles régissant l'UE, il faudra les changer... et alors... bonne chance à nos gouvernements pour y parvenir.
Si le traité est légitime au niveau européen, le sera-t-il face aux Constitutions nationales ?
Troisième question : les peuples accepteront-ils un abandon supplémentaire de souveraineté nationale ? Et d'autant plus quand une autorité supranationale dictera à chaque pays d'importantes décisions budgétaires."
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Auteur: Raphaël Dougoud, futur'is.
Imaginez qu'en Suisse, avec un système politique à trois échelons, la Confédération, les Cantons, les Communes, la Confédération augmente le taux de TVA de 1 point de %, après avoir consulté tous les partenaires et intérêts impliqués. Imaginez que un ou N cantons ne sont pas d'accord et veulent le statu quo. La souverainté de la Confédération étant claire, la décision est prise et aucun référendum n'est lancé. Aucun Canton ne pourra appliquer un taux différent. Cela est clair aussi. Etant donné la diversité des pays composant la zone euro et en l'absence d'une institution supranationale reconnue par tous, imaginez le parcours du combattant des dirigeants européens qui ont annoncé un montage d'un nouveau traité, traitant notamment de la règle d'or applicable à chaque pays! La zone euro n'a pas (encore) la culture du consensus et de l'intérêt supérieur de la zone. Loin s'en faut.
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Auteur: Mohammed El-Erian, directeur de Pimco, le plus gros fonds au monde.
Cité par La Quotidienne d'Agora. 13.12.2011.
"Ce n'est pas suffisant pour rattraper le temps perdu et faire face à cette crise, encore moins pour la surmonter".
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Auteur: Simone Wapler de la Quotidienne d'Agora. 13.12.2011
"A ce stade, la situation doit être claire pour nous :
- Ou bien la Banque centrale européenne obtient rapidement l'autorisation de créer massivement des euros, comme le font la Fed, la Banque du Japon, la Banque d'Angleterre. L'euro survit. Ce n'est pas la direction que prennent les accords puisque l'Allemagne est opposée à cette solution.
- Ou bien la situation pourrit jusqu'à ce que l'euro éclate. Car les taux d'emprunt de la zone euro vont diverger et l'écarteler. Souvenez-vous de ce supplice moyenâgeux. Chaque cheval tire sur les membres du supplicié...
Chaque sortie affaiblira l'euro amoindri de membres, jusqu'à désintégration totale. C'est probablement ce qui arrivera.
Dans le premier cas, la situation se dégrade de façon continue. L'euro faible implique de l'inflation importée, par l'énergie en premier lieu. Les taux longs auxquels les banques et les gouvernements empruntent vont monter. Dans le deuxième cas, la situation devient chaotique et on assiste à des défauts désordonnés. Des troubles sociaux éclateront".
Préparez votre sortie ordonnée du marché obligataire européen. Les taux vont monter car banques et Etats se retrouvent en concurrence presque partout dans le monde développé pour lever de l'argent".