Crise. Brèves significatives. Dernière mise à jour: 07.12.2011
22.11.2011. La note des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011.
22.11.2011. Les CDS, assurances des Etats emprunteurs.
22.11.2011. La note de 25% des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011
Source: Le Monde. 22.11.2011. Auteure: Anne Michel
Depuis l'aggravation de la crise de la dette cet été, le secteur bancaire mondial est entré dans une zone dépressionnaire, dont on ne voit pas la sortie. Suite à sa refonte de sa méthodologie de notation, qui vise à donner des gages de rigueur notamment en matière d'identification des risques, Standard & Poor's commencera sa révision générale par les 30 premières banques mondiales, celles dont la faillite ou les difficultés déstabiliseraient le système financier. De nombreux établissements européens, en Italie, en Espagne mais aussi en France, se trouvent dans sa ligne de mire.
Standard & Poor's accordera une importance accrue à l'environnement macroéconomique dans lequel évoluent les banques. Celui -ci constituera « le point de départ » des notes (en fonction de la capacité des banques à rembourser leur dette), aussi basées sur le niveau de capitaux propres et les risques. Plus qu'avant, l'agence tiendra compte de la façon dont seront utilisés les bénéfices, pour renforcer le capital ou rétribuer les actionnaires. « Nous ne pensons pas que le secteur soit bien capitalisé », avertit Vandana Sharma de Standard Se Poor's. Et, dans un contexte où la liquidité se raréfie et peut entraîner la chute d'une banque en quelques jours, les profils de financement et de liquidités seront passés au crible.
« Que les agences essaient d'améliorer leurs notes parait de bon augure. Elles se sont assez trompées pour que l'on ait du soupçon sur leur crédibilité », réagit Olivier Pastré, professeur d'économie à Paris-VIII. Mais il prévient . "Attention à ne pas considérer la notation comme l'alpha et l'oméga de la régulation, l'effort doit porter d'urgence sur le renforcement de la supervision. Seuls la régulateurs ont les moyens d'aller voir sous les jupes des banques."
22.11.2011. Les CDS, assurances des Etats emprunteurs
Pour se faire une vraie idée sur l'évolution du marché financier, il faut suivre celle des «Crédit Default Swaps» (CDS). Il s'agit de contrats financiers de protection, entre acheteurs et vendeurs, des garanties sur les prêts. Ces assurances des emprunts sont contractées par les États pour tenter de rétablir leurs comptes, assurances qui se présentent sous la forme de produits financiers, d’autant plus profitables que la situation est plus grave : ainsi, les CDS couvrent un risque de crédit, rapportent dans le cas de la Grèce d’autant plus que les primes à verser sont élevées puisque le risque est plus grand que pour d’autres États. Cela explique que la Grèce ne trouve des prêts qu’à des taux exorbitants, ce qui entraîne des coupes drastiques dans le budget de l’État.
Un Credit Default Swap (CDS) est similaire à une police d'assurance traditionnelle, dans la mesure où il oblige le vendeur du CDS à indemniser l'acheteur en cas de défaut de paiement. En règle générale, l'accord est qu'en cas de défaut, l'acheteur du CDS reçoit de l'argent (généralement la valeur nominale de l'emprunt), et le vendeur du CDS reçoit le prêt en défaut (et avec elle le droit de recouvrer le prêt quelque temps plus tard).
Cependant, il y a une différence significative entre une police d'assurance traditionnelle et un CDS. N'importe qui peut acheter un CDS, même les acheteurs qui ne détiennent pas l'instrument de prêt et qui peuvent n'avoir aucun intérêt direct assurable dans le prêt. L'acheteur du CDS fait une série de paiements pour le vendeur et, en échange, reçoit une récompense si le prêt fait défaut.
Les CDS ne sont pas négociés en bourse et il n'y a pas de rapports de transactions à remettre à une agence gouvernementale. Lors de la crise financière de 2007 à 2010, le manque de transparence est devenu une préoccupation pour les autorités de réglementation, étant donné la taille financière très élevée de ce marché, ce qui pourrait poser un risque systémique pour l'économie.
Les CDS et autres dérivés sont inhabituels - et potentiellement dangereux - en ce qu'ils combinent la priorité en cas de faillite avec un manque de transparence. Un certain nombre de professionnels de la finance, les régulateurs, et les médias ont commencé à utiliser les prix de CDS comme une jauge du degré de risque des entités emprunteuses.
Pour certains, la Suisse est un paradis ... fiscal. Pour nuancer cette image, je vous invite à (re-)lire l'article "Tiens, tiens, la Suisse n'est plus le paradis fiscal no 1!"
Vous avez sans aucun doute appris que les autorités françaises ont très dernièrement, donc en novembre 2011, le doigt sur les "défaillances" des Suisses qui n'auraient pas encore pris toutes les mesures nécessaires en matière de fiscalité à payer par les étrangers, ce qui a amené la Ministre des affaires étrangères suisse à convoquer l'Ambassadeur de France à Berne pour lui dire tout son mécontentement. Il est tellement plus facile de voir la paille dans l'oeil de son voisin (... et néanmoins -toujours? ami!) que la poutre dans le sien. Il est vrai que dévier l'attention fait partie d'une stratégie de diversion bien connue ... surtout en période pré-électorale.
Voici une nouvelle contribution intéressante:
Source: entretien de Monique Pinçon-Charlot et de Michel Pinçon (MMP), par Eric Michel.
Actualité de l'Histoire, no 3, déc. 2011 (extrait)
MMP - "La rhétorique sarkozyenne adopte la posture de l’évidence du bon sens, qui est la meilleure pour faire passer les plus gros boniments. Ainsi Nicolas Sarkozy a pu déclarer que « les paradis fiscaux, c’est ter-mi-né- ! ».
Aux dernières nouvelles BNP Paribas dispose encore de 189 filiales dans ces régions aphrodisiaques. Toutes les sociétés du CAC 40 y disposent de filiales. LVMH en compte 140 et Pinault-Printemps-Redoute 97. Les banques sont particulièrement bien représentées, le Crédit Agricole disposant de 115 filiales, la Banque Populaire de 90. Seule la Banque Postale se distingue en n’ayant seulement qu’un comptoir au paradis. Il est vrai que sa vocation réellement populaire limite l’intérêt de posséder une représentation abondante dans ces zones sulfureuses. Les banques sont plus intéressées puisqu’elles y gèrent 467 filiales (on peut lire à ce propos le dossier paru dans le numéro d’avril 2009 d’Alternatives économiques). L’enjeu est moral, mais aussi fiscal, il s’agit de payer le moins d’impôts possible. Par exemple en gérant au plus juste (du point de vue des impôts), les gros patrimoines des particuliers fortunés, ou en exonérant au mieux les hauts revenus des dirigeants des entreprises et en évitant à celles-ci de régler les taxes dues sur les transactions en utilisant la technique des prix de transfert.
05.12.2011. Positions de Mme Merkel et de M. Sarkozy
- Euro-obligations: il n'est pas pensable pour Angela Merkel d'accepter une responsabilité pour les dettes contractées par les autres pays. Nicolas Sarkozy s'est finalement rangé au discours d'Angela Merkel : "Les eurobonds ne sont en aucun cas une solution à la crise".
- Rôle de la BCE: Angela Merkel a donc eu la voie libre pour défendre une BCE « ancrée dans sa tâche de stabilité monétaire ». Et la dirigeante chrétienne-démocrate de rejeter toute comparaison avec les banques centrales américaines ou britanniques « dont les tâches ne sont pas les mêmes ». Les deux dirigeants ont réaffirmé leur confiance en la Banque centrale européenne et leur promesse de s'abstenir de commentaires sur la politique de la BCE.
- L'union budgétaire: pour Mme Merkel, l'Europe n'a "jamais été aussi près d'une telle union", désormais "nécessaire". L'Union devra reposer sur des "règles strictes communes, au moins dans la zone euro". Les deux dirigeants s'accordent sur la nécessité de règles d'or s'appliquant à tous les pays membres et sur la nécessité de réformer les traités. Le mot d'Union budgétaire n'a pas été prononcé. Concernant la règle d'or, en revanche, Paris et Berlin veulent "une règle d'or renforcée et harmonisée". Merkel : "La règle d'or doit être un véritable engagement national de chaque pays".
- Les contrôles: la cour de justice de l'Union européenne vérifiera si les budgets respectent la règle d'or. Sarkozy : "La cour de justice ne pourra annuler les budgets nationaux, c'est impossible. En revanche, on peut demander à respecter la règle d'or et la cour de justice peut vérifier".
En bref:
- L'accord devrait entrer en vigueur en mars prochain
- Jeudi, si aucun accord n'est trouvé à 27, la France et l'Allemagne iront "à marche forcée" vers un traité à 17. Il pourra donc être approuvé avec une majorité de 85%.
- Le principe des euros-obligations est rejetté
- Sanctions automatiques pour des déficits supérieurs à 3%.
- Mise en place d'une réunion tous les mois durant la crise.
- Mise en place d'une règle d'or.
- Rôle de la BCE : "confiance dans la BCE et indépendance".
- Pérenniser le FESF, le mettre en place dès 2012 avec une majorité de 85% pour les décisions importantes.
- La cour de justice de l'Union européenne vérifiera si les budgets respectent la règle d'or.
Crise financière+économique 2008-...
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Crise financière - Sites et Portails
Prévisions économiques & financières 2012-2013. Dernière mise à jour: 02.01.2012
[Suite de "Prévisions économiques 2011-2013]url:http://www.futuris.ch/Previsions-economiques-2011-2013-Derniere-mise-a-jour-30-12-2011_a704.html
Le moral n'est pas au beau fixe chez les professionnels de la finance qui manquent de visibilité avec une année électorale en France et aux États-Unis.
Après la chute des actions européennes en 2011, peu d'experts tablent sur un rebond cette année. La récession annoncée limite le potentiel des marchés.
01.01.2012. Bourse : 2012, année volatile, imprévisible et à risques
Souirce: LeFigaro.fr. 01.01.2012.
Auteure: Carole Papazian
Cette année comment la voyez-vous? «Imprévisible», « volatile», «incertaine», «tendue », «baissière», «politique», voilà les réponses les plus courantes des stratégistes des banques et des sociétés de gestion d'actifs. Le moral n'est pas au beau fixe. Pas plus chez les investisseurs qui ont perdu 17 % l'an dernier sur le CAC 40 que chez les professionnels de la finance qui soulignent d'une même voix le manque de visibilité dans une année électorale en France et aux États-Unis.
Les premiers mois de 2012 devraient voir la confirmation de la récession en zone euro. Les bonnes statistiques américaines de fin d'année et la résistance des actions américaines pourraient faire long feu, la plupart des stratèges s'attendent à un trou d'air aux États-Unis. Pour compléter le tableau, ils prédisent aussi un ralentissement dans les zones émergentes et notamment en Asie. «L'année 2012 sera une année très difficile sur le plan conjoncturel. De cela nous avons (malheureusement) une quasi-certitude», résume Alain Bokobza à la Société générale qui table sur un second semestre meilleur que le premier. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a d'ores et déjà prévenu que l'objectif de 4 % de croissance mondiale serait révisé à la baisse.
02/01/2012
Indicateurs économiques - USA, France, Suisse. Dernière mise à jour: 03.12.2011
Tête en Une
01.11.2010. Evolution des taux hypothécaires depuis 1985
02.11.2010. Evolution des indices des actions et des obligations
Raphaël Dougoud
10/09/2010
Dette publique en temps réel (France, Etats-Unis, autres à venir)
Dette publique de la France
Dette publique des Etats-Unis et plein d'autres indicateurs, en temps réel
23/11/2011
Crise. Brèves significatives. Dernière mise à jour: 07.12.2011
22.11.2011. La note des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011.
22.11.2011. Les CDS, assurances des Etats emprunteurs.
22.11.2011. La note de 25% des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011
Source: Le Monde. 22.11.2011. Auteure: Anne Michel
Depuis l'aggravation de la crise de la dette cet été, le secteur bancaire mondial est entré dans une zone dépressionnaire, dont on ne voit pas la sortie. Suite à sa refonte de sa méthodologie de notation, qui vise à donner des gages de rigueur notamment en matière d'identification des risques, Standard & Poor's commencera sa révision générale par les 30 premières banques mondiales, celles dont la faillite ou les difficultés déstabiliseraient le système financier. De nombreux établissements européens, en Italie, en Espagne mais aussi en France, se trouvent dans sa ligne de mire.
22/11/2011
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