Crainte de créer votre entreprise ? Transitez par le portage salarial !
Auteur : Raphaël Dougoud, futur'is.
Voir également le 'Guide du portage salarial' attaché (droits de publication achetés par futur'is le 13.01.2008)
Vous voulez créer une entreprise mais vous avez des craintes sur votre capacité à trouver le marché nécessaire au lancement et à la rentabilité de votre future entreprise. Jusqu'à aujourd'hui, vous aviez la possibilité de gérer la transition d'employé-e à créateur-trice d'entreprise :
- en restant employé-e le plus longtemps possible, pour financer votre ménage et les études de création de votre entreprise.
- à un moment donné, de donner votre démission d'employé-e et de vous consacrer entièrement à votre entreprise. C'est là que vous prenez des risques : sans aucun salaire, vous devez dépenser de l'argent pour mettre sur pied votre entreprise, vous lancer sur le marché et assumer le besoin de fonds de roulement net nécessaire pour être solvable. Si tout va bien, vous pourrez passer le cap difficile allant du nouvel indépendant à l'indépendance financière de votre entreprise. Si les affaires vont moins bien, vous devrez affronter les difficultés de financement, voire faire face à un besoin de recapitalisation de votre entreprise suite aux pertes financières résultant de votre activité d'entreprise. Sans surface financière, vous devrez constater votre insolvabilité et déposer le bilan. Dès lors, sans travail, sans argent, vous aurez tout perdu.
Le portage salarial : une nouvelle façon de travailler autrement.
Vos besoins de créateur d'entreprise :
1. tester vos capacités à être entrepreneur, à être autonome.
2. tester le marché et votre projet.
3. consacrer toute votre énergie à vos clients, les tâches administratives étant prises en charge par des tiers.
4. éviter les risques sociaux-financiers de l'indépendant à 100%.
5. rester avec le statut de salarié, donc garder la possibilité de bénéficier du chômage.
6. gérer la transition entre le statut d'employé et le statut d'indépendant juridique.
Pour répondre à ces besoins, une nouvelle réponse : le 'portage salarial'.
Le portage salarial, c’est quoi ?
Vous devenez salarié-e dans une entreprise de portage salarial. Autonome, vous réalisez vos prestations auprès de vos clients qui payent vos honoraires à la société de portage. Cette dernière vous reverse vos revenus sous forme de salaire après déduction des cotisations sociales patronales et salariales et de frais de gestion. Bien qu'autonome, vous bénéficiez du statut de salarié et n'avez pas à vous soucier de la gestion d'une entreprise.
Il s’agit d’une forme de travail particulièrement bien adaptée à tous ceux et toutes celles qui ont de l’expérience et qui veulent se mettre à leur compte. Cette formule permet en effet à un indépendant ("porté") d’effectuer différentes missions pour le compte d’un client tout en étant salarié d’une société qui le représente. Cette société dite de "portage" encaisse le montant des missions de l’indépendant, lui offre différents services (mise à disposition de matériel, conseil sur la gestion, établissement de devis, …), le déclare aux différents organismes sociaux (caisse de compensation AVS, caisses de retraite, assurance-accidents, …) et lui verse un salaire. Le porté (également appelé intervenant) est ainsi salarié de la société de portage qui transforme ses honoraires en salaires et lui établit un contrat de travail.
Pourquoi est -ce intéressant pour un futur créateur ?
Pas de paperasse, ni de démarches administratives : la société de portage prend en charge toute la gestion de l’activité depuis la facturation client jusqu’à l’encaissement. Un certain nombre d’étapes doit être respecté pour concrétiser ce mariage à trois, entre la société de portage, le client et le futur créateur :
1. le créateur doit déjà avoir des clients ou tout au moins des prospects. C’est à lui et à lui seul de trouver des missions ou des contrats et de fixer le montant de ses interventions.
2. Le créateur sélectionne une société de portage avec laquelle il signe une convention d’adhésion qui fixe les règles du jeu entre la société de portage et lui.
3. Un contrat de mission est établi entre la société de portage et le client apporté par le porteur de projet.
4. En parallèle, un contrat de travail est établi entre le porteur de projet et la société de portage. Il s’agit selon les cas d’un CDD, d’un CDI ou d’un contrat à temps partiel.
5. Le porté effectue sa mission. Il peut travailler chez lui ou dans les locaux de la société de portage. En aucun cas, il ne doit s’installer de façon durable chez son client.
6. Une fois la mission terminée, la société de portage facture le client et reverse les honoraires perçus au porteur de projet sous forme de salaire.
Comment est rémunéré le porté ?
La société de portage prélève des frais de gestion sur le montant total hors taxe de la facture du porté. Cette commission varie selon les cas de 8 à 12 % : généralement plus le montant des missions est élevé, moins les frais de gestion sont importants. En moyenne, et après prélèvement des charges sociales salariales et patronales, le porteur de projet touche un salaire net compris entre 45 et 55 % du chiffre d’affaires généré par la mission qu’il a réalisée.
Au niveau du versement, il n’y a pas vraiment de règles et chacun fait un peu ce qu’il veut en la matière. Certaines sociétés pratiquent la mensualisation, d’autres attendent d’être réglées par l’entreprise cliente pour payer le consultant. Si vous êtes demandeur d’emploi, pas de problèmes car, en attendant vous toucherez les indemnités de chômage. Sinon… vous devrez attendre la fin de votre mission pour être rémunéré ! Consciente de cette inégalité, la majorité des sociétés de portage proposent aujourd’hui de verser un salaire mensuel au porté. Il est calculé au prorata du montant et de la durée de la mission. Si vous avez le choix, sachez que la mensualisation est préférable car elle assure des revenus réguliers, aussi n’hésitez pas à demander dès le départ à votre société de portage le mode de règlement qu’elle pratique.
Quelles sont les activités adaptées au portage ?
Il s’agit avant tout d’activités intellectuelles (conseil, audit, communication, formation, traduction, réalisation de sites internet, …) qui demandent une compétence et un savoir-faire pointus.
Comment choisir sa société de portage ?
Pour éviter les mauvaises surprises, il est donc préférable de choisir avec soin sa société de portage. Veillez notamment à ce que la société bénéficie de plusieurs années d’antériorité dans le métier et qu’elle dispose d’une assurance Responsabilité civile professionnelle couvrant votre activité et vérifiez qu’elle présente une structure financière solide.
Privilégiez les sociétés qui appliquent une charte déontologique précise et préférez celles qui sont adhérentes à un Syndicat national des entreprises de portage salarial ou à une Fédération nationale du portage salarial.
Quand abandonner le portage pour voler de ses propres ailes ?
D’après les spécialistes, il faut au moins 18 mois de portage ! C’est le délai nécessaire pour acquérir un volume d’affaires suffisant avant de se lancer. Tous affirment également qu’au delà de frs 75'000.-- de chiffres d’affaires par an, il est temps de voler de ses propres ailes et de créer sa société.
Code d'accès : 79AU2227
Guide du portage salarial 2008.pdf
(464.42 Ko)
Dimanche 16 Décembre 2007
Communication
|
Finance
|
Formation futur'is
|
Gestion de projets
|
Gestion financière de projets
|
Gestion humaine de projets
|
Gouvernance
|
Juridique
|
Management
|
Marketing
|
Personnel
|
Stratégique - amont
|
Stratégique
|
24/03/2012
- Raphaël Dougoud
16/03/2012
- Raphaël Dougoud
02/01/2012
- Raphaël Dougoud
24/12/2011
- Raphaël Dougoud
30/11/2011
- Raphaël Dougoud
23/11/2011
- Raphaël Dougoud
22/11/2011
- Raphaël Dougoud
Crise financière - Sites et Portails
Prévisions économiques & financières 2012-2013. Dernière mise à jour: 02.01.2012
[Suite de "Prévisions économiques 2011-2013]url:http://www.futuris.ch/Previsions-economiques-2011-2013-Derniere-mise-a-jour-30-12-2011_a704.html
Le moral n'est pas au beau fixe chez les professionnels de la finance qui manquent de visibilité avec une année électorale en France et aux États-Unis.
Après la chute des actions européennes en 2011, peu d'experts tablent sur un rebond cette année. La récession annoncée limite le potentiel des marchés.
01.01.2012. Bourse : 2012, année volatile, imprévisible et à risques
Souirce: LeFigaro.fr. 01.01.2012.
Auteure: Carole Papazian
Cette année comment la voyez-vous? «Imprévisible», « volatile», «incertaine», «tendue », «baissière», «politique», voilà les réponses les plus courantes des stratégistes des banques et des sociétés de gestion d'actifs. Le moral n'est pas au beau fixe. Pas plus chez les investisseurs qui ont perdu 17 % l'an dernier sur le CAC 40 que chez les professionnels de la finance qui soulignent d'une même voix le manque de visibilité dans une année électorale en France et aux États-Unis.
Les premiers mois de 2012 devraient voir la confirmation de la récession en zone euro. Les bonnes statistiques américaines de fin d'année et la résistance des actions américaines pourraient faire long feu, la plupart des stratèges s'attendent à un trou d'air aux États-Unis. Pour compléter le tableau, ils prédisent aussi un ralentissement dans les zones émergentes et notamment en Asie. «L'année 2012 sera une année très difficile sur le plan conjoncturel. De cela nous avons (malheureusement) une quasi-certitude», résume Alain Bokobza à la Société générale qui table sur un second semestre meilleur que le premier. Christine Lagarde, la directrice générale du FMI, a d'ores et déjà prévenu que l'objectif de 4 % de croissance mondiale serait révisé à la baisse.
02/01/2012
Indicateurs économiques - USA, France, Suisse. Dernière mise à jour: 03.12.2011
Tête en Une
01.11.2010. Evolution des taux hypothécaires depuis 1985
02.11.2010. Evolution des indices des actions et des obligations
Raphaël Dougoud
10/09/2010
Dette publique en temps réel (France, Etats-Unis, autres à venir)
Dette publique de la France
Dette publique des Etats-Unis et plein d'autres indicateurs, en temps réel
23/11/2011
Crise. Brèves significatives. Dernière mise à jour: 07.12.2011
22.11.2011. La note des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011.
22.11.2011. Les CDS, assurances des Etats emprunteurs.
22.11.2011. La note de 25% des banques dans le monde pourrait être dégradée avant Noël 2011
Source: Le Monde. 22.11.2011. Auteure: Anne Michel
Depuis l'aggravation de la crise de la dette cet été, le secteur bancaire mondial est entré dans une zone dépressionnaire, dont on ne voit pas la sortie. Suite à sa refonte de sa méthodologie de notation, qui vise à donner des gages de rigueur notamment en matière d'identification des risques, Standard & Poor's commencera sa révision générale par les 30 premières banques mondiales, celles dont la faillite ou les difficultés déstabiliseraient le système financier. De nombreux établissements européens, en Italie, en Espagne mais aussi en France, se trouvent dans sa ligne de mire.
22/11/2011
|