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Devenir riche ne s’apprend pas à l’école

Source: Le Temps, 21 août 2015.
Auteur: Amanda Castillo

Devenir riche ne s’apprend pas à l’école
Le système d’éducation est conçu pour produire de bons employés et non des employeurs. Seul un sens des affaires aiguisé, et non un savoir académique, procure une sécurité financière.

Qu’enseignent les parents riches à leurs enfants? C’est la question posée par Robert Kiyosaki, auteur du best-seller Père riche, père pauvre. «J’ai eu deux pères, explique-t-il, l’un riche et l’autre pauvre.» De ces deux pères, il reçoit une double culture: scolaire par son père biologique, un intellectuel qui mène une carrière de directeur du Ministère de l’éducation d’Hawaii; entrepreneuriale par son père spirituel, un self-made-man qui a déserté les bancs de l’école très tôt. Si les deux pères rencontrent chacun un vif succès dans leurs carrières respectives et gagnent tous deux des revenus substantiels, celui qui détient les diplômes éprouvera tout au long de sa vie des difficultés financières alors que le père «inculte» s’enrichira au point de devenir l’une des premières fortunes d’Hawaii. Comment expliquer ce paradoxe?


21/08/2015

Diriger avec une vision d’avenir: déceler les tendances, développer une vision, appliquer des stratégies. 03.11.2012

Source: extrait traduit du Business Dossier WEKA «Zukunftsorientiert führen».
Auteure: Grobner, Dr. Marianne

Diriger avec une vision d’avenir: déceler les tendances, développer une vision, appliquer des stratégies. 03.11.2012
Que ce soit un concessionnaire auto, une industrie ou une administration communale, toute organisation doit s’adapter à son milieu et agir en fonction des changements qui se produisent dans ses conditions cadres. L’avenir n’est facile ni à prédire, ni à planifier, mais nous sommes pourtant toujours amenés à prendre des décisions qui auront des répercussions dans le temps.

Idéalement,

  • les dirigeants abordent cette question de manière active et ne se limitent pas à réagir;
  • des décisions de principe sont prises, on ne rediscute pas tout à chaque fois;
  • les décisions prises au quotidien le sont en fonction d’une ligne commune, d’une stratégie partagée par tous.

Les organisations ne flottent pas en apesanteur : elles sont insérées dans un tout. Des facteurs extérieurs tels que la société, le marché, la situation politique, les technologies, constituent pour elles des environnements déterminants, qui influencent fortement leur évolution. Certains produits et prestations n’auraient pas vu le jour sans certains développements techniques, d’autres perdent leur raison d’être (la production de films photographiques a été supplantée par la numérisation, par exemple). Ainsi, la technologie Internet a notamment rendu possibles des idées commerciales totalement nouvelles et a chassé d’autres produits du marché (comme le développement de films photo).

Conseil
L’un des principes des dirigeants orientés avenir est de détecter précocement les changements et d’y réagir.

Déceler les tendances lourdes
«Il est de toute façon impossible de prédire ce qui se passera dans sept ou dix ans»: c’est l’argument le plus souvent entendu lorsqu’on aborde la question de l’avenir. Cette affirmation n’est pas fausse: personne ne peut sérieusement prédire l’avenir, et les spécialistes des tendances se sont souvent lourdement trompés, comme les deux exemples suivants le montrent:

«A mon avis, il y a un marché pour cinq ordinateurs tout au plus dans ce monde.»
Thomas Watson, directeur d’IBM, en 1943

«Il n’y a aucune raison pour des gens d’avoir un ordinateur chez eux à la maison.»
Ken Olson (président de Digital Equipment Corporation), en 1977

Cela ne signifie pas pour autant que nous ne devrions pas nous pencher sur la question de l’avenir. Si les résultats des recherches de tendance ne permettent certes pas de faire des prévisions fiables, penser à ce qui vous attend dans un laps de temps de sept à dix ans peut vous aider

  • à générer de nouvelles idées pour vos produits
  • à vous préparer à certaines évolutions possibles
  • à développer votre propre vision.

Selon Bob Johansen, de l’Institute for the future, de bons dirigeants ont un esprit préparé : préparé à l’avenir toujours incertain, préparé à penser l’impensable.

Comment pouvez-vous vous informer sur les tendances qui pourraient vous concerner, vous et votre organisation?

Voici quelques recommandations:

  • Ecoutez les experts de votre branche: saisissez les occasions telles que congrès ou articles spécialisés qui traitent de l’évolution de votre branche.
  • Cherchez des exemples de bonnes pratiques: soyez à l’écoute et regardez autour de vous, cherchez de nouvelles idées pour votre marché.
  • Etudes de marché: prenez en compte les résultats des études sur l’évolution générale de la société et de votre marché, faites régulièrement des enquêtes auprès de vos clients.
  • Entretenez-vous avec des personnes concernées par vos affaires.

Et voici quelques tendances futures annoncées, qui peuvent avoir des répercussions sur votre organisation:

  • Clients sûrs d’eux, très bien informés.
  • Prestations individualisées pour le client (le sac dont le client a choisi toutes les caractéristiques, le ski ou la carte de chèque au design individuel, le bircher-müsli préparé en fonction des désirs du client...)
  • Utilisation des réseaux sociaux sur Internet comme plateformes d’information.
  • Demande de produits écologiques et durables.
  • Augmentation des coûts de l’énergie et diminution des ressources en énergie.
  • Collaborateurs à la recherche d’un travail ayant du sens pour eux.
  • Manque de main-d'œuvre spécialisée.
  • Collaborateurs souhaitant autoorganisation et grande marge de manœuvre.
  • «Jobbies»: individus pour lesquels job et hobby ne font qu’un.
  • Engagement social de la part d’entreprises orientées marché également.
  • Cultures en réseau: collaboration au sein de réseaux régionaux et mondiaux, indépendamment des structures d’entreprise classiques, avec leur hiérarchie.
  • Vie en ligne et style de vie: la vie virtuelle complète la vie physique, elle en constitue une part considérable. Les solutions mobiles deviennent la norme.
  • Appareils conviviaux, à commande vocale.
  • Importance de réseaux locaux et de circuits régionaux.
  • Tout le monde peut acheter et vendre (ebay p. ex.)
  • Incertitudes en ce qui concerne le système social de la santé – boom du marché de la santé.
  • Diminution de la prévoyance sociale publique.
  • Forte conscience de l’importance d’un style de vie sain d’une part, et problèmes de santé très répandus en raison d’un style de vie mauvais pour la santé d’autre part.
  • Augmentation des maladies psychiques.
  • La génération des 60 ans et plus en majorité.
  • Augmentation du besoin de soins durant la vieillesse.
  • Augmentation du nombre de familles patchwork, des ménages d’une personne, des familles monoparentales.
...

Raphaël Dougoud
03/11/2012

Stimuler la créativité de votre équipe, ça paie!

Source : Revue Management. Avril 2010.
Auteur : Muriel Jaouën.
Auteur de la synthèse : Raphaël Dougoud, futur'is

Cantonner l'innovation à la R&D et au marketing, c'est se priver d'une ressource essentielle. Apprenez à libérer l'inventivité de vos collaborateurs à tous les niveaux.


Synthèse

But : généraliser la créativité à l'ensemble de l'entreprise.

Conditions

  • mise en place d'une structure et de ressources ad hoc.
  • suivi permanent de l'évolution du projet.
  • répétition périodique de la recherche créative.
  • éliminer les deux freins psychologiques majeurs : la peur de l'échec, la peur du jugement.
  • promouvoir le droit à l'erreur.
  • lever les tabous afin de lancer un maximum d'idées.
  • former des groupes pluridisciplinaires provenant du marketing, des ressources humaines, de la R&D, de la production et des services financiers. Ou à choix former des groupes différents par la personnalité et les parcours de leurs membres.
  • gérer l'équipe dans une dynamique d'intérêt commun.
  • les collaborateurs impliqués doivent pouvoir adhérer à des démarches collaboratives dans laquelle chaque collaborateur jouera collectif.
  • le patron doit montrer l'exemple.
  • éviter les dispositifs de motivation individuelle qui exacerbent la concurrence entre les collaborateurs.
  • empêcher les équipes de tomber dans le train-train, la routine, ennemi de l'innovation.

Raphaël Dougoud
22/03/2010

MBA : puis-je le faire ? Panorama 2012 des MBA

Auteur : Raphaël Dougoud futur'is.

Situation de départ

Ingénieur-e en xxxx.
Age : 34 ans.
Poste actuel : chef-fe de projet dans une entreprise industrielle.
Salaire brut actuel annuel : frs 104'000.--.
Capital-épargne personnelle : frs 55'000.--, soit frs 7'000.--/an.
Projet : MBA, dès septembre 2007.

Alternatives initiales

1. formation en cours d'emploi avec l'accord, voire un soutien financier de son employeur.
Contrainte : engagement ferme pour plusieurs années au bénéfice de l'employeur actuel.
2. formation à plein temps, sur dix mois, en renonçant à tout salaire.

Hypothèses financières
Coût mensuel du ménage : 7'500.-- tout compris.
Prise en charge de coûts ménage par l'ami-e de l'ingénieur-e : voiture, assurance ménage, concession TV-radio, ..., pour un total de frs 2'000.-- par mois.
L'ami-e est d'accord de financer les éventuels besoins de fonds au-delà de la fortune actuelle de frs 55'000.--, à un taux nul et avec des conditions de remboursement très favorables, jusqu'à un maximum de frs 60'000.--.

Besoins de fonds d'un MBA - fin 2006 (HEC Université de Lausanne )
Nos Rubriques Coût des/pendant les études
1 Frais d'inscription 25'200.--
2 Livres 2'500.--
3 Assurance invalidité 1'000.--
7 Télécommunications marginales (téléphone, internet) 1'000.--
8 Repas à l'extérieur 1'800.--
13 Contribution totale aux coûts du ménage 55'000.--
15 Coût de recherche nouvel emploi en fin de formation 3'000.--
16 Transition fin des études et entrée en nouvel emploi 3 mois x frs 5'500.-- = frs 16'500.--
17 Réserve pour imprévus 8'000.--

Total 114'000.--


Financement des besoins de fonds
Fortune personnelle : frs 55'000.--.
Ami-e : frs 59'000.--.

28/09/2012






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Les News

Au bureau, être aimable ne paie pas

Source: Le Monde. 10.11.2011
Auteure: Louise Couvelaire

Pour être augmenté, soyez odieux. C'est la conclusion d'études américaine et anglaise qui lient impolitesse et haut niveau de salaire.

Les gentils finissent-ils les derniers ? La réponse est oui, selon une enquête menée par des chercheurs des universités de Notre Dame (Indiana) et de Cornell (New York). Au bureau, la gentillesse ne paie pas. Les hommes qui s'expriment vertement gagnent en moyenne 18 % de plus que ceux qui se montrent conciliants. "Un homme agréable ne renvoie pas une image très masculine", commentent les auteurs. "Sans s'en rendre compte, les managers embauchent et récompensent les goujats", fait remarquer l'un des chercheurs dans le Wall Street Journal. Apprécié mais fauché ou détesté mais riche, il faut choisir. Il y a deux ans, une étude anglaise était, elle aussi, arrivée à la même conclusion.

12/11/2011

Comment survivre à l'enfer du reporting

Source : Capital. Septembre 2010.
Auteur : Pierre-Alain Pillet.
Extraits et mise en forme par Raphaël Dougoud, futur'is.

Comment survivre à l'enfer du reporting
  • Selon l'enquête de 2009 du cabinet Alexander Proudfoot, le reporting et les tâches administratives représentent 34% de l'activité des managers dans le monde (France 40%).
  • cela se fait notamment au détriment de la gestion des équipes (30% de leur temps).
  • le développement des organisations matricielles et du reporting permanent mais aussi le besoin de transparence maximale, le besoin de se couvrir en période de crise (rapports d'intervention, rapport de prospection, bilan hebdomadaire d'activité, rapport de synthèse des ... rapports intermédiaires(!), rapport de contrôle de gestion journalier > hebdomadaire > mensuel > trimestriel > annuel, rapport d'avancement de projets, etc.) contribuent au sentiment de perte d'autonomie, d'efficacité et d'utilité des équipes.
  • les audits démontrent très souvent l'inutilité des rapports d'activité mais aussi qu'il est très difficile de le faire reconnaître aux supérieurs qui veulent pouvoir contrôler qui travaille ou pas mais aussi parce qu'imposer le reporting est un acte de pouvoir du supérieur sur ses subalternes.



Raphaël Dougoud
25/09/2010

Donnez-moi cinq bonnes raisons de garder ma fortune liquide

Source: Moneyweek. 16.12.2011.
Auteur: Bengt Saelensminde.
Traduction: Raphaël Dougoud, futur'is
Titre original: Five good reasons for you to hold cash

Donnez-moi cinq bonnes raisons de garder ma fortune liquide
Je sais que beaucoup de lecteurs seront consternés à l'idée de détenir un actif dont la valeur s'érode de par l'inflation. Mais je ne m'en ferais pas trop pour cette inflation, je sais qu'elle peut me faire perdre du pouvoir d'achat de ma fortune mais on peut faire plus en ce moment. Et je dirais que les avantages en valent la peine ...

Liquide

Comme un chien fidèle, le liquide est toujours là. C'est pourquoi je ne parle pas de fonds de placement et d'obligations diverses que vous auriez la possibilité d'aller chercher à la banque. Si, un jour, le marché vous offre «l'opportunité de votre vie», les fonds seront là, prêts à être engagés. C'est pourquoi vous devriez garder votre fortune disponible. Les banques ont besoin de vos liquidités, elles doivent en conserver une certaine quantité à portée de main pour respecter la réglementation en vigueur. C'est pourquoi elles essaient de vous amener à enfermer votre capital en obligations sur un, deux, trois ou cinq ans. Mais nous voulons garder nos liquidités disponibles sans avoir à payer une pénalité grande si nous en avons besoin.

Une valeur fixe

Bon, avec le liquide, vous n'obtiendrez pas une adaptation de votre fortune à l'inflation, c'est clair. Mais le liquide préserve la richesse en termes nominaux. Si vous aviez placé votre argent dans des actions, pour vous protéger de l'inflation, sur les derniers mois vous auriez perdu 10% ou 15%! Quoi qu'il arrive sur le marché financier, la liquidiité vous redonnera un franc pour un franc. Aucune entreprise, aucun gouverrnement, ne peut vous promettre cela!




24/12/2011